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Comment le gouvernement veut contrer les déserts médicaux

Après avoir inauguré la maison de santé de Châlus en Haute-Vienne, le Premier ministre a présenté ce vendredi, en présence de la ministre de la Santé un plan national pour "renforcer l'accès territorial aux soins". Quatre priorités sont mises en avant "pour garantir dans tous les territoires un accès à des soins de qualité".

 

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"Pour répondre à cet enjeu, ma conviction est, comme souvent, qu’il faut faire tomber les barrières : celles qui nous empêchent de renforcer l’offre de soin et celles qui entravent l’innovation. Je pense à de nouvelles façons d’exercer entre la ville et l’hôpital", a indiqué le Premier ministre en préambule de la présentation de son plan d'accès aux soins. "Ce plan propose un panel de solutions adaptables à chaque territoire. A cet effet, des mesures de simplification législatives ou réglementaires contribueront à libérer toutes les possibilités d’exercice et à soutenir les organisations innovantes", a poursuivi la ministre de la Santé.

Ce plan d'accès aux soins s'articulera autour de quatre priorités.

La première priorité sera de renforcer l’offre de soins dans les territoires au service des patients avec une présence médicale et soignante accrue

  • Aider à l’installation et à l’exercice des médecins dans les zones en tension

En novembre prochain, un nouveau zonage procédera à un élargissement sensible des zones éligibles aux aides incitatives puisque la population couverte passera de 7 % à 18 %. 200 millions d’euros sur 5 ans d’aides conventionnelles sont prévues pour aider à l’installation en zone sous-dense.

 

 

 

  • Faciliter le cumul emploi/retraite des médecins libéraux pour maintenir des médecins sur le territoire

Le plafond de revenu annuel en-deçà duquel les médecins peuvent demander à être dispensés de cotiser au régime Prestation Complémentaire Vieillesse (PCV) des cotisations sera relevé de 11 500 euros à 40 000 euros dans les zones en tension.

 

 

  • Développer les consultations avancées

Renforcer l’offre de soins des médecins généralistes et des autres spécialistes déjà installés, selon des modalités dont chaque acteur peut convenir librement, en fonction des besoins des territoires. Cela permettra à un médecin en exercice de pratiquer à temps partiel dans une zone sous-dense.

Exemple : un patient doit faire un examen cardiaque de contrôle. Il peut prendre rendez-vous au sein de sa maison de santé habituelle, dans laquelle un cardiologue hospitalier réalise des consultations une journée par semaine. Il n’a ainsi pas besoin de se déplacer à l’hôpital pour cette première consultation ni pour son suivi. En cas de nécessité, le cardiologue pourra en revanche facilement organiser sa prise en charge à l’hôpital, dans le service où il travaille.

  • Créer des postes "d’assistants partagés" entre la ville et l’hôpital

Permettre à tous les jeunes médecins diplômés un exercice partagé entre une structure hospitalière et une structure ambulatoire en zone sous-dense. Dès 2018, 300 postes "d’assistants partagés" dédiés aux zones sous-denses seront créés.

 

 

  • Généraliser le contrat de médecin adjoint

Permettre aux jeunes médecins d’apporter un appui temporaire aux médecins exerçant en zone sous-dense.

  • Favoriser les stages ambulatoires des professionnels de santé en formation

Revalorisation financière de l’indemnité des maîtres de stage en zone sous-dense de 50% (soit 300 euros), par le biais de conventions médicales ; simplification des démarches pour devenir maître de stage.

Création de 500 nouveaux lieux de stage en ville dont 350 pour la spécialité de médecine générale et 150 pour les spécialités hors médecine générale. Une aide aux transports ou à l’hébergement de 200 euros est mise en place pour favoriser le choix des stages.

  • Faciliter les remplacements et l’exercice mixte (salarié/libéral)

Améliorer la protection sociale des remplaçants. La mesure simplifiera l’exercice mixte, en diminuant les charges relatives à l’exercice libéral et en permettant aux médecins de ne souscrire qu’à un seul régime.

 

La deuxième priorité visera à mettre en œuvre la révolution numérique en santé pour abolir les distances...

 

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