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Temps de travail des médecins hospitaliers : les anesthésistes veulent "en finir avec un décompte totalement flou et injuste"
En août dernier, une mission Igas-IGF sur le temps de travail des médecins a relevé des "non-conformités significatives" qui mettent en danger la santé des praticiens comme celle des patients. Le SNPHARE (Syndicat national des praticiens hospitaliers en anesthésie réanimation élargi aux autres spécialités) a salué le rapport et appelle à mettre en œuvre ses recommandations.
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"Il faut en finir avec un décompte totalement flou et injuste du temps de travail", a tonné le Syndicat national des praticiens hospitaliers en anesthésie réanimation élargi aux autres spécialités (SNPHARE), dans un communiqué diffusé le lundi 21 septembre.
Les anesthésistes ont salué la publication, fin août, d'un rapport Igas-IGF sur le temps de travail des médecins. Un document qui "met en évidence les nombreuses anomalies concernant le temps de travail des médecins hospitaliers ainsi que les manquements de nombreuses administrations, concernant le décompte du temps de travail, ou l'encadrement du temps de travail additionnel (TTA)", pointe le syndicat.
Le document a en effet mis en évidence que seuls 19 % des répondants (sur un total de 14 716 médecins hospitaliers ) ont été en mesure de donner le volume horaire de leurs obligations de service – décomptées, pour 81 % d'entre eux, en demi-journées (10 pour les praticiens, 8 pour les internes). Malgré les instructions nationales, les trois quarts des établissements ne donnent pas de valeur horaire à la demi-journée.
"Le principe de la demi-journée est devenu obsolète pour la plupart des spécialités, pour la plupart des services hospitaliers", constate le SNPHARE qui défend la méthode de décompte du "temps médical continu". "Le décompte horaire en temps continu doit devenir la norme, et la demi-journée un mode dérogatoire", plaident les hospitaliers qui estiment que cette méthode est un "élément majeur d'attractivité".
"Le flou artistique et l'hétérogénéité de la durée des obligations de service doivent disparaître. Il est inacceptable que le delta 39-48 heures soit du travail réalisé bénévolement, ou encore que les obligations de service en temps continu varient d'un établissement à l'autre entre 39 et 48 heures, pour une rémunération identique", s'insurge le syndicat. Le SNPHARE demande donc que l'organisation du temps médical comprenne, dans les 39 heures préconisées par l'Igas, "le temps médical clinique direct, indirect, et le temps médical non clinique, selon une organisation propre à chaque service".
Le syndicat demande aussi que les établissements hospitaliers aient "l'obligation de définir des effectifs cibles selon un mode de calcul précis, intégrant les besoins de formation, de congés pour événements de la vie et les besoins en temps 'non clinique' essentiels à la vie d'une équipe de service et au portage de projet centrés sur l'amélioration des soins pour le patient".
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