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"Il reçoit en urgence, se déplace chez les malades" : un village lance une pétition pour défendre son médecin en secteur 3
La commune de Viry-Noureil (Aisne) a lancé une pétition visant à supprimer le déremboursement des prescriptions des médecins en secteur 3, acté dans le dernier budget de la Sécurité sociale et qui doit entrer en vigueur au 1er janvier 2027. Le maire s'inquiète d'un éventuel départ du praticien de la commune, alors qu'il est le seul à prendre de nouveaux patients.
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"C’est difficile d’accepter la perte d’un médecin qui est toujours disponible, qui reçoit en urgence et qui se déplace chez les malades", se désole Jean Farez, maire de Viry-Noureuil, auprès de L'Aisne nouvelle. L'édile s'inquiète d'un probable départ d'un médecin déconventionné de sa commune et a lancé une pétition. En effet, le budget de la Sécurité sociale pour 2026 a acté le déremboursement des prescriptions des médecins de secteur 3. La réforme doit donc entrer en vigueur au 1er janvier 2027, malgré la tentative de plusieurs syndicats d'en appeler au Conseil d'Etat pour transmettre au Conseil constitutionnel une question prioritaire de constitutionnalité sur ce sujet.
"Nous rappelons que l'accès aux soins est un droit fondamental", pointe le maire dans sa pétition, qui rappelle que "le départ de ce médecin aura des conséquences graves". Il regrette une "augmentation des coûts pour les patients" et la "fragilisation des personnes vulnérables : les personnes âgées, les familles avec de jeunes enfants et les patients souffrant de maladies chroniques se retrouveront sans solution de proximité".
Selon la municipalité, le médecin "accepte de recevoir les nouveaux patients contrairement à beaucoup d'autres médecins. Son délai de prise en charge est rapide". Son départ forcerait les habitants à se déplacer vers les hôpitaux "déjà saturés" de Chauny et Saint-Quentin, s'inquiète-t-il.
L'édile craint également une "perte d'attractivité" de son territoire rural qui risquerait d'entraîner la "fermeture des commerces" et la "baisse des effectifs scolaires".
La pétition doit être transmise à la ministre de la Santé. Contacté par L'Aisne nouvelle, le praticien s’est réjoui de cette initiative locale, sans souhaiter s’exprimer davantage.
[avec L'Aisne nouvelle]
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