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Accouchement normal: halte à la surmédicalisation

La Haute Autorité de Santé vient de publier ses premières recommandations concernant l’accouchement normal. Elles soulignent l’importance de prendre en compte les préférences des femmes.

Ces derniers mois, le paysage de la gynécologie-obstétrique a été marqué par la polémique sur les "violences obstétricales", amplifiée par les médias et les réseaux sociaux, et qui a fortement ébranlé la communauté des spécialistes de la naissance, et mis en lumière un défaut d’information des femmes ainsi qu’un manque de dialogue entre les équipes professionelles et les femmes. Pourtant, comme le rappellent les gynécologues, ainsi que la Haute Autorité de santé (HAS), sur les près de 800 000 naissances qui ont lieu en France chaque année, la grande majorité se déroulent sans complication, et dans un climat serein.

En parallèle, il apparait une tendance de plus en plus forte chez les femmes et les couples d'une prise en charge moins médicalisée de l’accouchement et plus respectueuse de la physiologie de la naissance, lorsque le risque obstétrical est faible. Car, force est de constater que pour réduire les risques pour la mère et l’enfant, le niveau de médicalisation et de technicisation de l’accouchement s’est largement accru. Cette demande d’accouchement plus "naturel" s’est traduite par la création de lieux spécifiques à l’accouchement physiologique tels que les maisons de naissance, ou les unités dites "physiologiques" (parfois appelées "espaces physiologiques" ou "salle nature", ou "unités sage-femme"). Les femmes peuvent avoir accès notamment à une liberté posturale, une surveillance du rythme cardiaque fœtal (RCF) en discontinu, ou encore une prise en charge non médicamenteuse de la douleur.

Dans ce contexte, la HAS a décidé de publier ses premières recommandations sur l’"Accouchement normal : accompagnement de la physiologie et interventions médicales", à destination des maternités et des professionnels de santé. L’objectif est "de garantir la sécurité de la mère et de l’enfant tout en répondant à la demande des femmes de réduire au minimum nécessaire les interventions médicales", explique la HAS. Priorité est donc donnée au dialogue entre la femme, ou le couple, et les professionnels ; ces derniers s’attachant à écouter et répondre aux attentes et préférences des femmes, et à leur donner des informations "claires et loyales" concernant les différentes étapes de l’accouchement ainsi que l’ensemble des interventions médicales possibles ou nécessaires durant le travail et l’accouchement". Il s’agit de rendre la femme "actrice de son accouchement", résume la HAS.

Limiter les touchers vaginaux

Ces recommandations concernent toutes les femmes enceintes, en bonne santé, qui présentent un faible risque obstétrical. L’accouchement est dit normal lorsque...

Sources : 

Haute Autorité de Santé (HAS)

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