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Les patients hospitalisés pour pathologie psychiatrique sont davantage exposés au risque de diabète de type 2

On connaît le risque de diabète de type 2 chez les patients présentant des pathologies mentales sévères comme la schizophrénie, les maladies bipolaires ou les troubles dépressifs majeurs. Afin de mieux déterminer l’incidence du diabète de type 2 chez ces patients, les hospitalisations pour pathologies mentales sévères ont été comparées aux hospitalisations pour une autre raison en Ecosse, entre 2001 et 2015.

Pour cela, cette équipe d’épidémiologistes écossais a utilisé les données de population d’Ecosse afin de créer des cohortes ayant un compte rendu d’hospitalisation pour schizophrénie, maladie bipolaire ou dépression, dans le but d’évaluer l’incidence du diabète en comparaison de patients hospitalisés pour une autre raison qu’une raison psychiatrique.

254 136 cas de diabète ont été identifiés entre 2001 et 2015. L’incidence en 2015 était 1.5 à 2.5 fois supérieure chez les patients hospitalisés pour une pathologie psychiatrique sévère, en comparaison de ceux qui étaient hospitalisés pour une pathologie non psychiatrique, cette différence ayant discrètement augmenté au cours du temps. Les risques relatifs d’incidence du diabète étaient supérieurs chez les femmes en comparaison des hommes pour la schizophrénie (RR = 2.4 ; IC 95 % = 2.01 à 2.85 chez les femmes et 1.63 ; 1.38 à 1.94 chez les hommes) et pour la dépression (RR = 2.1 ; 1.86 à 2.36 chez les femmes et 1.62 ; 1.43 à 1.82 chez les hommes) ; en revanche l’incidence était similaire en cas de maladie bipolaire (RR = 1.65 ; 1.35 à 2.02 pour les femmes et 1.5 ; 1.22 à 1.84 pour les hommes). Les différences absolues et relatives dans l’incidence du diabète associé aux pathologies psychiatriques augmentaient avec le degré de pauvreté.

En conclusion, les disparités dans l’incidence du diabète entre les sujets ayant une pathologie psychiatrique sévère et ceux n’en ayant pas une semblent s’élargir. Les maladies psychiatriques sévères ont un effet supérieur sur le risque de diabète chez les femmes et chez les personnes vivant dans des zones défavorisées, ce qui a des implications pour les stratégies d’intervention afin de réduire le risque de diabète dans cette population vulnérable.

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