Une membre du comité vaccin Covid propose de privilégier le reconfinement des personnes les plus à risque

21/01/2021 Par Marion Jort
Santé publique
En cas de nouveau confinement en France, Odile Launay, infectiologue et membre du comité vaccin Covid-19, estime qu’il pourrait ne concerner que les personnes “les plus à risque”.  

Alors que le nombre de patients en réanimation est au plus haut depuis mi-décembre, la Pr Odile Launay, infectiologue et membre du comité vaccin Covid-19 a avancé l’idée qu’en cas de nouveau confinement nécessaire, il pourrait ne concerner que les personnes “les plus à risque”.  

Invitée de BFMTV et RMC, ce jeudi 21 janvier, elle n’a pas caché son inquiétude concernant la situation épidémiologique. "On n'a pas réussi à faire baisser le nombre de cas et on voit que ça a même tendance à remonter", a-t-elle déclaré, s'inquiétant en particulier de "l'apparition des nouveaux variants". 

"Si, malgré le couvre-feu, on continue à avoir une augmentation du nombre de cas et d'hospitalisations, très probablement, on va être obligés de repasser par le confinement", a-t-elle estimé. Mais selon elle, ce confinement pourrait toutefois prendre une forme différente des deux premiers. "On peut se poser la question de savoir si ce confinement, dans la mesure où les vaccins arrivent [...], ne pourrait pas être proposé -et d'ailleurs le Conseil scientifique l'a proposé- aux gens les plus à risque ?" suggère ainsi l’infectiologue. 

"Ce sont eux qui vont être très vite vaccinés, qui sont les plus à risque d'être hospitalisés, de faire des formes graves [...] ça permettrait de maintenir une certaine vie économique et en particulier pour nos plus jeunes d'envisager de reprendre une vie, de reprendre la fac", a-t-elle encore plaidé, mettant en avant la souffrance de certains jeunes. 

Ce serait pour "une période relativement courte", "peut-être de deux-trois mois", a avancé Odile Launay, estimant qu'il serait possible d'"organiser une société qui leur permette une vie, de pouvoir aller faire leurs courses peut-être à des heures différentes". "C'est une solution qu'on devrait vraiment envisager de façon sérieuse", a-t-elle insisté. 

Dans un avis du 13 janvier, le Conseil scientifique avait avancé "une recommandation forte d'auto-confinement" des sujets âgés et fragiles, dès lors que cette population "n'est pas vaccinée durant la période des deux mois à venir". Le Conseil scientifique rappelait que cet auto-confinement est "une décision individuelle" et qu'"il s'agit d'une situation transitoire avant la vaccination". 

[avec AFP]  

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