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"Emmerder les non vaccinés" : la phrase de Macron qui a secoué le monde politique

L'examen du projet de loi sur le pass vaccinal a été de nouveau suspendu en pleine nuit après le tsunami provoqué par les propos du Président Emmanuel Macron qui a affirmé vouloir "emmerder" les non-vaccinés dans un entretien au Parisien.

 

"Les non-vaccinés, j'ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu'au bout. C'est ça, la stratégie", a clamé le chef de l'Etat dans un entretien au Parisien. "Quand ma liberté vient menacer celle des autres, je deviens un irresponsable. Un irresponsable n'est plus un citoyen", a-t-il ajouté. "Nous mettons une pression sur les non-vaccinés en limitant pour eux, autant que possible, l’accès aux activités de la vie sociale. (…) Je ne vais pas les mettre en prison, je ne vais pas les vacciner de force. Et donc, il faut leur dire : à partir du 15 janvier, vous ne pourrez plus aller au restau, vous ne pourrez plus prendre un canon, vous ne pourrez plus aller boire un café, vous ne pourrez plus aller au théâtre, vous ne pourrez plus aller au ciné…"

"Au fond, la ligne est simple : c’est vaccination, vaccination, vaccination, et passe vaccinal. C’est l’objectif du texte de loi qui va être voté autour du 15 janvier. L’idée, c’est de mettre beaucoup de contraintes sur les non-vaccinés et, collectivement, de respecter les gestes barrière" a précisé le Président dans Le Parisien.

A la question d'une éventuelle obligation vaccinale, le chef de l'Etat a répondu avec pragmatisme : "Faisons l’hypothèse : si demain je dis : « pour tous les adultes, il faut être vacciné ». Comment on le contrôle et quelle est la sanction ? C’est ça, le vrai sujet. Je vais forcer des gens à aller se faire vacciner ? Les emprisonner et puis les vacciner ? Vous allez me dire : « vous êtes quelqu’un de bizarre vous… » On ne fera pas ça. Leur mettre des amendes ? Si j’ai des gens très modestes qui ne sont pas vaccinés, je vais leur mettre 1 000 euros, 2 000 euros, d’amende ?"

"Propos indignes", "insultants"... les élus d'opposition se sont déchaînés à l'Assemblée contre les déclarations d'Emmanuel Macron, multipliant les suspensions de séance et demandes de rappel au réglement, avant d'exiger, en vain, la venue du Premier ministre Jean Castex, dans une ambiance survoltée.

Le patron des députés LR, Damien Abad, a fustigé des propos "indignes, irresponsables et prémédités" qui relèvent d'un "cynisme puéril", tandis que le président des Républicains Christian Jacob s'est "refusé à cautionner un texte qui vise à emmerder les Français".

A l'autre bout de l'hémicycle, Ugo bernalicis (LFI) a dénoncé une "crise politique déclenchée par le monarque présidentiel, qui se permet d'insulter une partie des Français". Mathilde Panot, présidente du groupe LFI, a estimé que le projet de pass vaccinal instaurait désormais une forme de "déchéance de nationalité", comme le candidat communiste à la présidentielle Fabien Roussel.

"Les conditions d'un travail serein ne sont pas réunies", a déclaré peu avant 2 heures du matin le président de séance, Marc Le Fur (LR), en annonçant que les débats de cette première lecture reprendraient mercredi à 15 heures.

Au banc du Gouvernement, le ministre de la Santé Olivier Véran a tenté...

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