Masques : pas de dotations gratuites pour les libéraux, sauf en cas de tensions

30/09/2020 Par Marion Jort
La dotation en équipement de protection individuelle (EPI) prend fin en ce début de mois d’octobre pour les professionnels de santé. Ils doivent avoir individuellement constitué au moins trois semaines de stock.  
  

C’est désormais sur eux-mêmes qu’ils vont devoir compter. En manque d’équipement de protection individuelle (EPI) au plein cœur de la première vague de Covid-19, notamment de masques, surblouses et gants, les professionnels de santé ont été invités par le Gouvernement à constituer, dès cet été, un stock de trois semaines d’utilisation. Et pour cause, en ce début de mois d’octobre, les dotations gratuites par l’État prennent fin.  

D’après le ministère de la Santé, plus de 10 semaines de stock d’EPI ont pu être reconstitués au niveau de l’État depuis la fin de la première vague, sans compter les 3 semaines de stocks individuels. Au total, il existe donc près de trois mois de stock d’avance pour l’ensemble des EPI.  

  Comme d’habitude, l’ensemble des équipements seront distribués aux libéraux par les flux d’officine. Leurs prix ne seront pas encadrés par le Gouvernement et dépendront donc de la fluctuation du marché et des centrales d’achat.  

Dans le cas où une tension serait avérée sur certains produits, c’est alors le stock de l’État qui prendra le relai, via Santé Publique France et les équipements seront gratuits pour les libéraux. Le ministère précise par ailleurs que la gratuité des EPI dépendra uniquement de la tension des stocks, et non du rebond épidémique.  

Pour fluidifier la distribution des EPI, une plateforme nommée “Distrilog Santé” a été mise en place par le Gouvernement. Accessible dès maintenant pour les établissements de santé ou médicaux-sociaux, elle permet de passer commande directement en ligne. “Objectif : leur permettre, dans des délais courts, de bénéficier d’un approvisionnement en ‘flux tiré’ – c’est-à-dire en fonction de leurs besoins réels et non plus de leurs besoins estimés – grâce à des chaînes logistiques spécialisées. Il s’agit d’une possibilité accordée aux établissements, ceux-ci pouvant continuer à passer commande à leurs fournisseurs habituels”, explique le ministère de la Santé sur son site.  

 

Dans l’hypothèse où certains stocks seraient en tension, et que les dotations gratuites par l’État reprendraient, les professionnels de santé libéraux auront dans ce cas la possibilité de passer directement par Distrilog Santé pour se fournir.  

  

Arrêt maladie : la possibilité de solliciter un deuxième avis auprès d'un confrère spécialiste est-elle une bonne idée ?

Marjan Ad

Marjan Ad

Oui

En tant que medecin traitant je suis fatiguee des demandes abusives et de la necessité de convaincre constamment, je suis fatigue... Lire plus

3 débatteurs en ligne3 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
14
Psychiatrie
"La caisse me réclame plus de 40.000 euros" : le combat d'un psychiatre pour des prescriptions basées sur les...
08/04/2026
15
Maladies rares
Qu’est-ce que le syndrome de Moersch-Woltman, dont est atteinte Céline Dion ?
01/04/2026
14
Déontologie
"On m'a sali alors que je n'ai fait que rendre service" : un médecin retraité jugé pour avoir continué à...
10/03/2026
0
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2