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Les assistants de régulation médicale dénoncent le manque de reconnaissance de leur profession

L'Association française des assistants de régulation médicale (Afarm) a exprimé sa "profonde déception" suite à une rencontre récente avec la Direction générale de l'offre de soins (DGOS) et le conseiller santé de Sébastien Lecornu. L'organisation a regretté l'absence de réponses concrètes à ses demandes de reconnaissance. 

30/06/2026 Par Louise Claereboudt
Urgences
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A la suite de l'affaire "Naomi Musenga", du nom de cette jeune femme décédée en 2017 à Strasbourg après avoir été raillée par l'opératrice du Samu, les pouvoirs publics ont mis en place une certification permettant de "sécuriser la régulation médicale avec des professionnels assistants disposant d'une formation identique et renforcée". Malgré les demandes récurrentes des représentants des assistants de régulation médicale (ARM), cette certification ne s'est toujours pas accompagnée de la reconnaissance d'un diplôme d'État.

Lors d'une récente rencontre avec la Direction générale de l'offre de soins (DGOS) et le conseiller santé du Premier ministre, l'Afarm a ainsi rappelé aux autorités l'importance d'aller vers une reconnaissance pleine et entière de la profession via la création d'un diplôme d'Etat. "Il nous a été signifié qu'aucun vecteur législatif ne serait envisagé avant les prochaines élections, laissant cette réforme essentielle en suspens", a déploré l'association, dans un communiqué de presse diffusé mercredi 24 juin. 

S'agissant des ARM coordinateurs et superviseurs, "la DGOS a évoqué la possibilité d'une reconnaissance statutaire pour ces nouveaux métiers", affirme l'Afarm. En revanche, "il a été clairement indiqué qu'une revalorisation salariale était compromise en raison des contraintes financières de l'Etat", a ajouté l'association, pointant un "décalage inacceptable entre la reconnaissance des missions et les moyens alloués".  

L'Afarm a également regretté l'absence de positionnement des pouvoirs publics concernant la place et le rôle des opérateurs de soins non programmés (OSNP) au sein des services d'accès aux soins (SAS). Joint par Egora, Yann Rouet, coprésident de l'Afarm, a estimé que le décroché en bi-niveau - un niveau 1 de régulation par un ARM certifié pour une première qualification de l'appel, puis une orientation vers la filière d'aide médicale urgente ou vers la filière de médecine générale en fonction du degré d'urgence de la situation – devrait être intégralement réalisé par les ARM.

"Les OSNP n'ont aucune certification, aucun diplôme"

Or, actuellement, cette organisation est "un peu floue", observe Yann Rouet pour qui les ONSP doivent se cantonner à leurs missions de "recherche de rendez-vous auprès des plateformes SAS après régulation médicale".

"La DGOS a déclaré ne pas vouloir prendre de décision nationale sur ce sujet, renvoyant la responsabilité de l'adaptation aux structures locales", rapporte toutefois l'Afarm dans son communiqué. L'association redoute que cela crée "des disparités territoriales et de fragiliser l'organisation des soins non programmés".  

L'Afarm s'est également émue de l'absence de considération des pouvoirs publics pour la qualité de vie et les conditions de travail des ARM, ainsi que pour la pénibilité du métier. "Il a été clairement indiqué que l'Etat ne s'intéressait pas à ces aspects, ignorant ainsi les conditions de travail difficiles et l'épuisement professionnel des acteurs de première ligne", écrit l'association.

Au congrès Urgences, vendredi 5 juin, la ministre de la Santé a dit souhaiter amplifier l'effort de régulation de l'accès aux urgences. Là où elle a été mise en place, elle permet de réduire le nombre de passages de 20 %, soulignait Stéphanie Rist. Le coprésident de l'Afarm s'est inquiété du report de la charge de travail que cela allait représenter pour la profession : "L'été va encore être catastrophique et on va encore perdre du monde à la fin." Et ce, alors que l'épisode caniculaire que la France vient de vivre a déjà mis les équipes à rude épreuve.  

L'association a également souligné la "pénurie persistante de médecins régulateurs généralistes". "La réponse a été un constat d'impuissance, renvoyant à des procédures existantes dont la légalité et l'efficacité restent incertaines, exposant les professionnels à des risques juridiques", soulève l'Afarm, qui dénonce "l'absence de volonté politique et cette inertie face à des enjeux majeurs qui impactent directement la qualité des soins et la santé des professionnels".  

"Nous ne pouvons pas accepter que l'avenir de la régulation médicale et la reconnaissance de nos métiers soient sacrifiés sur l'autel des échéances électorales ou de l'impuissance institutionnelle", ont insisté Yann Rouet et Alexandre Maluga, également coprésident.  

Faut-il restreindre les conditions d'accès au secteur 2?

Herve  Koskas

Herve Koskas

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Nous restons dans le gre à grè. L information doit etre claire: pas de surprise ; pas de dessous de table; c'est le but du S2 !. ... Lire plus

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