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Les autotests du Covid devront encore être expérimentés avant leur déploiement en pharmacie

Les autotests de dépistage du Covid-19, qui ont reçu récemment le feu vert de la Haute Autorité de santé, feront d'abord l'objet d'une expérimentation auprès de "publics ciblés", avant une généralisation dans les pharmacies au plus tôt mi-avril, a annoncé vendredi le ministère de la Santé. 

 

Autorisés le 16 mars par la Haute Autorité de Santé et annoncés dans la foulée dans les pharmacies et grandes surfaces par Jérôme Salomon, les autotests Covid vont d’abord faire l’objet d’une expérimentation avant leur commercialisation. Il faut s'assurer que ces tests soient utilisés "dans de bonnes conditions", a argumenté le ministère lors d'un point presse en ligne. Pour cette raison, leur vente en grande distribution n'est finalement “pas à l'ordre du jour".

Selon l'avis publié le 16 mars par la Haute Autorité de Santé (HAS), tout autotest positif devra ensuite faire l'objet d'une confirmation par test RT-PCR, notamment pour pouvoir le comptabiliser comme cas positif et pour caractériser un éventuel variant. Cette confirmation par RT-PCR est essentielle pour "une question de suivi et de contrôle de l'épidémie", a insisté le ministère de la Santé qui considère que l’autotest est un “un outil de plus" qui ne se substitue pas aux tests existants. 

Ils seront commercialisés à un prix autour de 5 euros mais le remboursement devrait être limité à certains publics (aides à domicile, aidants de personnes fragiles, etc.), a indiqué le ministère, évoquant des discussions en cours avec l'Assurance maladie.

Dans un premier temps, les autotests feront l'objet d'un "déploiement encadré par l'Etat" pour "voir ce qui marche et ce qui ne marche pas", auprès de "publics qu'on ne teste pas assez aujourd'hui". Le ministère vise en particulier les jeunes (de plus de 15 ans, puisque la HAS les a recommandés à partir de cet âge) notamment au sein des universités, ainsi que des "populations éloignées du soin" telles que les personnes précaires ou les habitants de certains territoires d'Outre-mer. La liste exacte de ces publics est encore en cours de définition, précise le ministère.

Les participants seront testés de façon répétée, environ une fois par semaine, afin d'"aller chercher des gens dans des situations où ils ne se seraient pas fait tester sinon" et "récupérer" ainsi des cas positifs "qui seraient passés inaperçus". 

[avec AFP] 

 

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