L'effarante différence de rémunération entre intérimaires et PH en heures sup'

17/04/2018 Par Catherine le Borgne

Le Syndicat national des praticiens hospitaliers en anesthésie et réanimation (SNPHARE) s'interroge sur des inégalités de rémunération relevées entre un médecin remplaçant intérimaire et un praticien hospitalier qui effectue des remplacements au titre du "temps de travail additionnel".

Pour les médecin remplaçants intérimaires, c'est 65 euros nets de l'heure, alors que ces derniers sont "non investis dans la vie intra-hospitalière, dans l’équipe médicale et paramédicale d’un service ou d’un pôle, dans la prise en charge collégiale suivie de patients lourds, libres de choisir leurs jours de travail, non soumis à l’obligation du travail de nuit, week-end et jours fériés… et dont la formation continue – et donc la compétence - n’est pas assurée", résume le SNPHARE.

  Différence de traitement   Alors que pour les praticiens hospitaliers qui effectuent cet intérim au titre du "temps de travail additionnel", c'est… 315 euros brut pour une journée de travail en heures supplémentaires, s'insurge-t-il. Le syndicat, qui se réjouit qu'un tout nouveau syndicat des médecins remplaçants des hôpitaux publics vienne de se créer, pour défendre notamment leur niveau de rémunération, n'accepte pas cette différence de traitement. Certes, il se félicite de l'entreprise de moralisation du secteur par le ministère de la santé et la publication par l'ARS d'Occitanie, d'une lettre aux établissements publics de santé relative aux remplacements médicaux, mais c'est insuffisant pour redonner de l'attractivité aux carrières hospitalières, estime-t-il.   Reconnaissance de l'effort   Le SNPHARE demande donc aux établissements et aux tutelles de décompter des heures supplémentaires au-delà de 40 heures de travail hebdomadaire et de réviser les tarifs des heures supplémentaires comme suit : 125 % du salaire entre la 41ème et la 48ème heure, et 150 % au-delà. "Cette revalorisation au prix du marché est une reconnaissance de l’effort des praticiens à faire des heures supplémentaires et un gage d’attractivité de l’hôpital public pour les médecins quelle que soit leur ancienneté", estime le syndicat.

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Marie GILARDI

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