L’élection de la Marine Le Pen "menacerait la liberté d’expression des médecins", selon MG France

15/04/2022 Par Louise Claereboudt
Le syndicat de médecins généralistes a annoncé par voie de communiqué s’engager contre Marine Le Pen, candidate au second tour de l’élection présidentielle.

Après le Collège des généralistes enseignants (CNGE) et le syndicat de l’Union française pour une médecine libre (UFML-S), c’est désormais au tour de MG France de prendre position contre la candidate du Rassemblement national à l’élection à présidentielle, à un peu plus d’une semaine du second tour qui s’annonce plus serré qu’en 2017 si l’on en croit les instituts de sondage. Dans un communiqué diffusé ce vendredi 15 avril, le premier syndicat des généralistes appelle l’ensemble des médecins et professionnels de santé "à refuser le vote d’extrême droite" dimanche 24 avril. Il ajoute que "personne ne doit oublier que s’abstenir ou voter blanc revient à choisir la candidate de l’extrême droite" face à Emmanuel Macron. Défendant l’"accueil de tous les patients, sans conditions et sans discriminations" et luttant pour "la réduction des inégalités sociales et territoriales de santé", MG France juge que "les propositions qui limitent l’accès aux soins des populations d’origine étrangère (bénéficiaires de l'AME) aux seuls soins considérés comme urgents sont à la fois contraires à l’éthique médicale et néfastes pour la santé de toute la population", ciblant là la candidate du RN. Le syndicat s’érige également contre la variation du tarif des consultations selon le lieu d’exercice. Une mesure qu’il juge "inadaptée au problème des déserts médicaux" et "inapplicable". Par ailleurs, il estime que la lutte contre la fraude – portée comme étendard par Marine Le Pen qui veut créer un ministère dédié - "ne suffit évidemment pas à financer le système de santé à la hauteur des besoins".

La liberté vaccinale et la liberté de prescrire, défendues par le RN, "rappelleront aux médecins que la crise sanitaire a vu se développer des thèses complotistes contraires à la rigueur scientifique qui guide leurs soins", alerte par ailleurs MG France, qui conclut : "L’élection de la candidate d’extrême droite menacerait la liberté d’expression des professionnels de santé."    

Faut-il supprimer les ARS ?

Marie GILARDI

Marie GILARDI

Oui

Leur communication est opaque Ils ne comprennent rien au terrain Ils ont une logique comptable Ils ont et ont participé à la... Lire plus

1 débatteur en ligne1 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Témoignage
"Ma concentration ne dépassait pas les 30 minutes" : médecin généraliste, elle raconte "l'enfer" de son burn...
15/04/2026
21
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
15
Psychiatrie
"La caisse me réclame plus de 40.000 euros" : le combat d'un psychiatre pour des prescriptions basées sur les...
08/04/2026
20
Maladies rares
Qu’est-ce que le syndrome de Moersch-Woltman, dont est atteinte Céline Dion ?
01/04/2026
14
Déontologie
"On m'a sali alors que je n'ai fait que rendre service" : un médecin retraité jugé pour avoir continué à...
10/03/2026
0
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2