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Le fébuxostat déconseillé chez les patients avec antécédents cardiovasculaires majeurs

15/07/2019 Par Yvan Pandelé
Cardio-vasculaire HTA Rhumatologie
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L'ANSM alerte sur la prescription de fébuxostat, employé notamment dans la prise en charge de la goutte chronique. Chez les patients avec des antécédents cardiovasculaires majeurs, cet hypo-uricémiant est associé à risque accru de mortalité.

  L'ANSM alerte les professionnels de santé sur la prescription de fébuxostat (Adenuric et ses génériques). "Le traitement par fébuxostat chez des patients présentant une maladie cardiovasculaire majeure pré-existante (par ex., infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral ou angor instable) doit être évité, sauf si aucune autre option thérapeutique n’est appropriée", indique l'agence du médicament. Le fébuxostat est un hypo-uricémiant surtout employé chez les patients atteint de goutte chronique. Il est également indiqué dans la prise en charge de patients traités par chimiothérapie pour des hémopathie malignes.   Plus d'informations courant 2020 L'étude nord-américaine de phase IV CARES a récemment montré que les patients atteints de goutte et présentant des antécédents de maladie cardiovasculaire (CV) majeure avaient un risque de mortalité accru lorsqu'ils étaient traités par fébuxostat, par rapport aux patients traités par allopurinol. C'est vrai pour les mortalités cardiovasculaire (HR = 1,34) et toutes causes (HR = 1,22). On ignore si cette surmortalité relève d'une interaction médicamenteuse ou d'un facteur de confusion, comme des crises de gouttes plus fréquentes chez les patients traités par fébuxostat. L'étude européenne de phase IV FAST (febuxostat vs allopurinol streamlined trial), requise par l'agence du médicament européenne afin d'évaluer le profil de risque de la molécule, devrait permettre d'y voir plus clair d'ici le deuxième trimestre 2020.

Faut-il imposer à tous les généralistes libéraux d'être le médecin traitant d'au moins 500 patients ?

Rodolphe  GIRARDET

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Non

Imposer n’a jamais été une bonne solution. L'état a fait le choix de se reposer sur la médecine libérale depuis plus de 50 ans car... Lire plus

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