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Chikungunya : avec la rentrée, le risque persiste en France

L’été a battu tous les records concernant le nombre de cas de chikungunya en France. Ainsi, au 2 septembre 2025, 34 épisodes de transmission vectorielle autochtone ont été identifiés dans l’hexagone totalisant totalisant 301 cas, selon le dernier bilan de Santé Publique France (SPF) paru le 3 septembre. Dix épisodes de dengue ont aussi été recensés pour un total de 19 cas.

04/09/2025 Par Dre Marielle Ammouche
Infectiologie
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Le nombre important de foyers de chikungunya et leur précocité est partiellement lié à l'épidémie de grande ampleur qui a sévi à La Réunion et dans la zone de l'océan Indien et favorisé l'arrivée de cas importés, lesquels ont ensuite favorisé des contaminations en métropole. L'expansion du chikungunya s'inscrit aussi dans un contexte où le moustique tigre, encore absent de métropole voici quelques décennies, est désormais implanté presque partout, sur fond de réchauffement climatique.

De nombreuses régions ont été touchées cet été. Et certaines pour la première fois, comme en Grand Est, Nouvelle Aquitaine et en Bourgogne Franche Comté.

Certains foyers sont clos, mais d’autres persistent, notamment dans des zones touristiques du sud de la France. Et avec le retour des vacances d’été, il existe un risque de foyers secondaires qui inquiète SPF.

Par ailleurs, 20 cas humains d’infection par le virus West Nile acquis par voie vectorielle ont été identifiés dans 6 départements de France hexagonale. Il n'y a pas de record battu pour l'instant cet été dans l'Hexagone, mais leur localisation confirme une transmission croissante hors de la zone historique de l'arc méditerranéen. Outre ceux en Paca et en Occitanie, plusieurs cas ont été identifiés en Ile-de-France et en Auvergne Rhône-Alpes pour la première fois.

Références :

D’après un point de Santé Publique France (3 septembre). Avec AFP

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