Chaos de la réforme de la Paces : "Il n'a jamais été question de retirer la sélection" | egora.fr
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Chaos de la réforme de la Paces : "Il n'a jamais été question de retirer la sélection"

 de la faculté d’Angers ajoute : "Il n’a jamais été question de retirer la sélection à l'entrée des études de santé.​ Ceci pour une raison simple : pour l’instant, beaucoup d’universités ne sont pas loin ou déjà au maximum de leur capacité de formation. Ce n’est pas sélectif pour être sélectif ou parce que le métier de médecin se doit de l’être. Mais les terrains de stages ne sont pas extensifs à l’infini. Il faut aussi prendre en compte la taille des amphis et le dimensionnement des effectifs de personnels universitaires qui sont contraints actuellement, avec une réforme du premier, deuxième, troisième cycle. La R1C prévoit des sous-groupes, un accompagnement individuel… Il ne faudrait pas planter le système des études de médecine parce qu’on augmente considérablement la charge sur notre scolarité”, précise-t-il. 

Malgré ce message ambigu, qui a pu causer de fausses attentes, le Pr Lerolle rappelle que tout n’est pas à jeter dans ce modèle et que le principe de sélection doit aussi pouvoir répondre aux attentes de ceux qui ne poursuivront pas en filière santé. La réforme de la R1C prévoit, en effet, un plan B pour les étudiants qui ne seraient pas admis. Puisqu’ils n’ont plus le droit de redoubler, ces derniers pourront toutefois se réorienter parmi les autres branches des universités grâce aux systèmes de mineures et de majeures. Cela permet effectivement d’éviter de devoir tout recommencer à zéro.

Un processus “engagé”

A défaut d’avoir réussi le pari d’effacer – pour l’instant – tous les défauts de la Paces, le processus est au moins “engagé”, se satisfait Nicolas Lerolle. “Il n’y a pas de retour en arrière prévu. Il faut quand même reconnaître que la Paces a été irréversiblement supprimée par les textes pour aller complètement vers un autre système. Et puis le fond de la réforme va dans le bon sens”, rappelle-t-il. “De notre côté, nous voyons énormément d’avantages dans cette réforme à laquelle nous étions favorables”, ajoute Loona Mathieu. "Actuellement, on ressent malgré tout un échec. Il y a des bonnes choses, un travail à poursuivre. Mais c’est vrai qu’un des objectifs qui nous tenait à cœur était la diminution des risques psychosociaux. Quand on voit les témoignages actuels, ce n’est pas réussi, beaucoup sont détruits. Il faut l'améliorer à court terme pour éviter les risques graves cette année et que la réforme réponde à cet objectif, de proposer un parcours qui permet aux étudiants de s’épanouir dans leurs études. Dernière chose, elle doit aussi permettre de ne pas voir comme un échec, le fait de ne pas être sélectionné dans les études de santé”, estime la représentante de l’Anemf.  

 

Pass: Parcours d'Accès Spécifique Santé
Las : Licence avec accès santé
R1C : Réforme du 1er cycle des études de santé
UFR : Unité de formation et de recherche

 

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