Réforme du numerus clausus : vers une proposition de loi

10/01/2018 Par Fanny Napolier

La réforme du numerus clausus était une promesse de campagne d'Emmanuel Macron, mais on ne voit toujours rien venir. A tel point que le Dr Olivier Véran, député LREM et artisan du programme santé du président, envisage de déposer une proposition de loi.

"On écarte précocement des étudiants brillants et motivés qui auraient fait d'excellents médecins pour finir par en retenir, voire en chercher d'autres, dont la formation est inégale", s'agace le Dr Olivier Véran dans les colonnes du Figaro. Député LREM et artisan du programme santé d'Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, le neurologue grenoblois n'a pas oublié la promesse de son candidat d'en finir avec le numerus clausus. "Il faut en finir avec le numerus clausus, qui est à la fois inefficace et injuste. Chaque année, des milliers de vocations sont ainsi brisées, et parfois pour quelques QCM. Je mettrai donc un terme à ce dispositif périmé", avait promis Emmanuel Macron au printemps dernier. Un discours clair, qui ne s'est pourtant toujours pas traduit en actes.  

Lire aussi : Faut-il souffrir pour pouvoir guérir ? La PACES divise les médecins

  Pourtant un consensus existe sur une nécessaire réforme du numerus clausus. Des étudiants à la Conférence des doyens, en passant par des rapports de l'Inspection des finances ou sénatoriaux, tous dénoncent les failles du système actuel, sans forcément se mettre d'accord sur les réformes à mener. D'autant que cela pose la question des capacités de formation. En 2016, le doyen de la faculté de médecine de Brest, le Pr Christian Berthou, avait refusé une augmentation du numerus clausus dans son établissement. "Si vous formez plus de médecins, mais pas de façon satisfaisante, ils manqueront de compétences professionnelles. Hors de question de former des médecins au rabais", confiait le Pr Berthou à Egora. Pour voir enfin les choses bouger, le Dr Olivier Véran envisage de déposer une proposition de loi. "Aujourd'hui, on adapte l'offre de soins à la capacité de formation. Il faut inverser la logique et transformer ce seuil en minimum plutôt qu'en limite", martèle le député.

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