L'Isni appelle à se mobiliser le 13 octobre "contre une médecine à deux vitesses"

03/10/2023 Par Marion Jort
L’intersyndicale nationale des internes appelle, elle aussi, à la mobilisation le 13 octobre prochain, pour une “amélioration significative des conditions d’exercice”.  
 

Après l’Intersyndicale nationale autonome représentative des internes en médecine générale, l’Intersyndicale nationale des internes (Isni) appelle les étudiants en médecine à se mobiliser à l’occasion de la grève illimitée du 13 octobre prochain. Ils manifesteront aux côtés du SML, de l’UFML-S, d’Avenir Spé-Le Bloc, de la FMF, à l’origine du mouvement, ainsi que de MG France, la CSMF, Reagjir, Médecins pour demain et des pédiatres et des radiologues libéraux.  

“À travers sa participation, l’Isni poursuit son engagement en faveur d’une amélioration significative des conditions d’exercice et de la valorisation des professions médicales dans une perspective intergénérationnelle”, affirme son président, Guillaume Bailly, ciblant particulièrement “les conditions de vie et de travail des jeunes médecins”. “Un tel mode d’exercice ne peut que se traduire par une perte de qualité des soins dispensés à nos patients”, alerte-t-il encore.  

Pour le président de l’Isni, cet état de fait “s'inscrit dans un contexte caractérisé par le plafonnement de la rémunération des médecins libéraux, par l’absence de reprise des négociations conventionnelles et par des propositions de loi cherchant à enfermer les soignants dans un mode d’exercice”. “L'appel intersyndical du 13 octobre représente une mobilisation essentielle pour le futur de notre profession. Celui-ci dépend de la prise en compte des conditions d’exercice des médecins d’aujourd’hui et de demain, c’est-à-dire les internes. Ces derniers sont des professionnels de santé en voie de spécialisation et doivent être pleinement considérés”, écrit encore Guillaume Bailly dans un communiqué.  

L’Isni demande la reprise des négociations conventionnelles et rappelle enfin “sa ferme opposition à toutes les mesures coercitives relatives aux modes d’exercice des jeunes médecins”. “Loin de résoudre l’accès aux soins pour les patients, elles ne feront qu’aggraver la situation en créant une médecine à deux vitesses”, conclut le syndicat.  

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