justice

@david-franklin - stock.adobe.com

La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier rejetée

La justice a rejeté une nouvelle fois la demande de remise en liberté, dans l'attente de son procès en appel, de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier condamné à la perpétuité en décembre dernier.

23/06/2026 Par Sandy Bonin
justice

@david-franklin - stock.adobe.com

La chambre de l'instruction de la cour d'appel du Rhône a rejeté sa deuxième demande de remise en liberté en raison notamment "du risque de pressions sur les témoins et les victimes, du risque de renouvellement des faits et des risques graves, exceptionnels et persistants de trouble à l'ordre public". Le procès en appel de celui que la cour d'assises du Doubs a qualifié de "tueur en série" est prévu à Lyon à partir de septembre 2027. 

Frédéric Péchier a été reconnu coupable, le 18 décembre 2025, d'avoir, entre 2008 et 2017, empoisonné 30 patients de 4 à 89 ans - dont 12 sont morts - en polluant des poches de perfusion dans le but de nuire à des confrères avec qui il était en conflit. La cour avait assorti la prison à perpétuité d'une période de sûreté de 22 ans. Une première demande de remise en liberté avait été rejetée à Besançon en février, décision validée par la Cour de cassation en mai. 

A Lyon, l'avocate générale de la cour d'appel avait requis le rejet également pour "risque de fuite" de l'accusé, voire de "représailles" de familles des victimes. 

Selon l'accusation, le praticien a pollué des poches de perfusion avec différents produits pour provoquer un arrêt cardiaque ou des hémorragies chez des patients opérés par des confrères. Son objectif: "atteindre psychologiquement" des soignants avec lesquels il était en conflit et "nourrir sa soif de puissance".  Il intervenait aussi parfois pour tenter de les réanimer et faire valoir ses compétences. 

Après avoir réfuté ces thèses pendant l'instruction, Frédéric Péchier avait finalement admis, au cours du procès, qu'un empoisonneur avait bien sévi dans l'une des deux cliniques privées où il avait travaillé. Mais il avait constamment répété que ce n'était pas lui. 

[Avec AFP]

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

PIERRE BERTON

PIERRE BERTON

Oui

"Oui, mais", mais sur quelle base conclure à "SMR faible ou modéré"? Un seul exemple: le Junctum crème a été indiqué pour vergetu... Lire plus

2 débatteurs en ligne2 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

"Le père est une personne à part entière dans la grossesse" : une consultation dédiée encore méconnue par les...
29/07/2026
8
Urgences
Urgences en plein vol ou dans le train : pourquoi des médecins hésitent parfois à répondre à l'appel
13/07/2026
55
Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
26
"Un médecin n'est jamais en retard : l'heure de convocation n'est pas l'heure de début de la consultation"
21/07/2026
0
Internat
"Il y a un suicide tous les 18 jours" : à bout, les internes désertent leurs stages pour défendre leurs droits
28/04/2023
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3