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La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier rejetée
La justice a rejeté une nouvelle fois la demande de remise en liberté, dans l'attente de son procès en appel, de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier condamné à la perpétuité en décembre dernier.
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La chambre de l'instruction de la cour d'appel du Rhône a rejeté sa deuxième demande de remise en liberté en raison notamment "du risque de pressions sur les témoins et les victimes, du risque de renouvellement des faits et des risques graves, exceptionnels et persistants de trouble à l'ordre public". Le procès en appel de celui que la cour d'assises du Doubs a qualifié de "tueur en série" est prévu à Lyon à partir de septembre 2027.
Frédéric Péchier a été reconnu coupable, le 18 décembre 2025, d'avoir, entre 2008 et 2017, empoisonné 30 patients de 4 à 89 ans - dont 12 sont morts - en polluant des poches de perfusion dans le but de nuire à des confrères avec qui il était en conflit. La cour avait assorti la prison à perpétuité d'une période de sûreté de 22 ans. Une première demande de remise en liberté avait été rejetée à Besançon en février, décision validée par la Cour de cassation en mai.
A Lyon, l'avocate générale de la cour d'appel avait requis le rejet également pour "risque de fuite" de l'accusé, voire de "représailles" de familles des victimes.
Selon l'accusation, le praticien a pollué des poches de perfusion avec différents produits pour provoquer un arrêt cardiaque ou des hémorragies chez des patients opérés par des confrères. Son objectif: "atteindre psychologiquement" des soignants avec lesquels il était en conflit et "nourrir sa soif de puissance". Il intervenait aussi parfois pour tenter de les réanimer et faire valoir ses compétences.
Après avoir réfuté ces thèses pendant l'instruction, Frédéric Péchier avait finalement admis, au cours du procès, qu'un empoisonneur avait bien sévi dans l'une des deux cliniques privées où il avait travaillé. Mais il avait constamment répété que ce n'était pas lui.
[Avec AFP]
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