Image générée par IA

Image générée par IA

Sous lignage BA.2 de Omicron : que sait-on ?

26/01/2022 Par Marielle Ammouche
Infectiologie
Image générée par IA

Image générée par IA

Contrairement à ce qui était annoncé, le pic de nouvelles infections Covid n’est pas encore atteint, les journées s’enchainant avec une succession de nouveaux records de contaminations. Le sous-variant identifié BA.2 de Omicron pourrait-il expliquer, au moins en partie, cette évolution ?

  Actuellement le variant Omicron représenterait jusqu'à 97,6 % des cas positifs en France. Trois sous-variants ont été identifiés BA.1, BA.2 et BA.3. « Il est normal d’observer chez un variant qui circule une diversification génétique au cours du temps et l’apparition de nouveaux sous-lignages » précise Santé Publique France. Ils sont surveillés de façon à mettre en évidence ceux qui pourraient montrer des caractéristiques différentes en termes de transmissibilité, d’échappement à la réponse immunitaire et de sévérité. C’est dans ce contexte que le sous-lignage BA.2 a été défini le 1er décembre 2021 et décrit le 15 décembre ans les analyses de risque relatifs aux variants. Sur le plan virologique, la différence majeure est que BA.2 ne possède pas la délétion 69-70 présente sur BA.1. Or un certain nombre de pays dont l’Afrique du Sud et le Royaume-Uni utilisent cette délétion pour détecter Omicron. Cette méthode ne détecte donc pas le BA.2. En France, ce n’est pas le cas, la méthode de criblage utilisée comptabilise BA.1 et BA.2. Puis dans un second temps, un séquençage (réalisé par le consortium Emergen), permet de différencier les 2.   Une circulation faible Sur le plan épidémiologique, à ce jour, en France, le BA.2 semble circuler à des niveaux faibles. « Il y a des détections de BA.2 en France, mais à des niveaux très faibles. Des cas ponctuels répartis sur différentes régions ont été détectés par séquençage sur les deux dernières semaines de décembre 2021 et les deux premières semaines de cette année » détaille Santé Publique France. Il circule aussi en Europe et dans le monde (Afrique du Sud, Canada, Danemark, Australie) à des niveaux faibles. Un cas d’exception semble être le Danemark, où l’ « on observe un remplacement progressif de BA.1 par BA.2 », alors que le nombre quotidien de nouveaux cas d’infections est aussi à la hausse. Dans ce pays, des études sont en cours pour comparer les propriétés de BA.1 et BA.2 notamment en termes de transmissibilité, d’échappement à la réponse immunitaire et de sévérité. Pour le moment, les analyses préliminaires réalisées par l’agence de santé publique danoise (Statens Serum Institut, SSI) n’ont montré aucune différence entre BA.1 et BA.2 en termes d’impact sur les hospitalisations, assure l’agence sanitaire française.

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

Thierry Wattelle

Thierry Wattelle

Non

OUI ou NON ... quelle importance ? Comme souvent, il faut définir précisément ce dont on parle, à savoir "Qu'est ce qu'un médicame... Lire plus

2 débatteurs en ligne2 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

"Le père est une personne à part entière dans la grossesse" : une consultation dédiée encore méconnue par les...
29/07/2026
8
Urgences
Urgences en plein vol ou dans le train : pourquoi des médecins hésitent parfois à répondre à l'appel
13/07/2026
55
Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
26
"Un médecin n'est jamais en retard : l'heure de convocation n'est pas l'heure de début de la consultation"
21/07/2026
0
Internat
"Il y a un suicide tous les 18 jours" : à bout, les internes désertent leurs stages pour défendre leurs droits
28/04/2023
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3