Statines : objectif de LDL-chol non atteint chez plus d’1 patient sur 2

19/04/2019 Par Marielle Ammouche
Cardio-vasculaire HTA
Si le rôle des statines en prévention secondaire est largement établi dans plusieurs essais, leur impact en prévention primaire est plus débattu. Et les stratégies thérapeutiques divergent selon les pays.

C’est dans ce contexte que des auteurs britanniques viennent de publier de nouveaux résultats concernant l’efficacité des statines en "vie réelle". Leur objectif était d’évaluer l’efficacité sur le LDL-cholestérol et sur le risque cardiovasculaire d’un traitement de 2 ans par statines en prévention primaire. Pour cela ils ont analysé les données d’une cohorte prospective de 165 411 patients (âge moyen 62 ans ; 48,6% de femmes) exempts de maladie cardiovasculaire avant l’instauration de la statine. Les patients devaient avoir au moins deux mesures de LDL-chol : au moins une mesure dans les 12 mois précédant l'initiation de la statine, et une autre dans les 24 mois suivant l'initiation. Le suivi médian a été de 6,2 ans. Il en ressort que plus d’un patient sur 2 (51,2%) ont présenté une réponse "sous-optimale" au traitement, c’est-à-dire qu’ils n’avaient pas réussi à réduire de plus de 40% leur taux de LDL-chol.   En outre, au cours de la période de suivi, il est survenu 22 798 événements cardiovasculaires dont 12 142 chez les "répondeurs sous-optimaux" et 10 656 chez des "répondeurs optimaux", soit une augmentation de 22% chez les "répondeurs sous-optimaux" (HR 1,22 [IC à 95% de 1,19 à 1,25]) après ajustement. Dans un éditorial de la revue Heart, dans laquelle est publiée cette étude, M Bittencourt et F Cesena (Sao Paulo, Brésil) considèrent que "le taux élevé de la réponse sous-optimale sur le LDL-chol est clairement alarmant, bien qu’il soit probablement surestimé". Ils considèrent que ces données confirment qu’une réponse sous-optimale aux statines augmente le risque cardiovasculaire. Ils reconnaissent cependant que l’étude peut présenter certains biais, dus en particulier à des facteurs confondants sous-évalués.

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