Interdiction du Motilium chez les moins de 12 ans

28/06/2019 Par Marielle Ammouche
Pharmacologie
L’Agence nationale du médicament et des produits de santé (ANSM) a décidé de restreindre l’utilisation de la dompéridone (Motilium et génériques) aux adultes et adolescents de plus de 12 ans et pesant plus de 35kg, en raison d’une balance bénéfice/risque négative.

En effet, dans le cadre d’un processus de réévaluation européen, une étude d’efficacité de ce produit a été réalisée chez l’enfant de moins de 12 ans. Il en est ressorti une absence d’efficacité par rapport au placebo. En outre, une attention particulière était déjà portée à cette molécule en raison de ses effets indésirables, notamment cardiaques (torsades de pointe) , "rares mais potentiellement graves", précise l’ANSM. En outre l’ANSM rappelle que la dose doit être limitée à 10 mg jusqu'à 3 fois par jour. La durée de traitement doit être la plus courte possible, ne devant généralement pas dépasser 1 semaine. Ils sont, de plus, contre-indiqués en cas d’insuffisance hépatique et dans certaines situations à risque d’allongement du QT (pathologies cardiaques, interactions médicamenteuses avec les médicaments allongeant l’intervalle QT et les inhibiteurs puissants du CYP3A4). "Les Français consomment encore trop de médicaments antivomitifs", a déclaré à l'AFP Nathalie Dumarcet, cheffe des médicaments en hépato-gastroentérologie à l'ANSM. "Le Motilium s'effondre, l'usage du Primperan a déjà été restreint, mais le Vogalène prend la relève", ajoute-t-elle. L'agence du médicament a adressé plusieurs mises en garde aux professionnels de santé au fil des ans sur la dompéridone. Puis encore en 2014, à la suite des recommandations européennes visant à réduire les risques cardiaques, rappelle-t-elle. La consommation a été réduite de 30% entre 2012 et 2014. Une réduction que l'ANSM avait déjà jugée insuffisante. "Les ventes de Motilium ont diminué de plus de 60% entre 2014 et 2018, chutant de 8 500 000 boîtes à 3 100 000", indique Nathalie Dumarcet.

Faut-il supprimer les ARS ?

Valérie Briole

Valérie Briole

Non

Quel interlocuteur à la place ? Le préfet ? Il n’a pas connaissance des enjeux de santé publique ni des coûts réels des soins. Le... Lire plus

1 débatteur en ligne1 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Témoignage
Après la leucémie de son fils, elle se lance dans des études de médecine : "J'ai voulu redonner ce qu’on m...
05/05/2026
2
Témoignage
"Ma concentration ne dépassait pas les 30 minutes" : médecin généraliste, elle raconte "l'enfer" de son burn...
15/04/2026
22
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Psychiatrie
"La caisse me réclame plus de 40.000 euros" : le combat d'un psychiatre pour des prescriptions basées sur les...
08/04/2026
20
Maladies rares
Qu’est-ce que le syndrome de Moersch-Woltman, dont est atteinte Céline Dion ?
01/04/2026
14
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2