Syndrome des ovaires polykystiques chez l’adolescente

06/01/2021 Par Pr Philippe Chanson
Endocrinologie-Métabolisme Gynécologie-Obstétrique
Les études bien conduites sur les diverses options de traitement du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) sont peu nombreuses, en particulier chez les adolescentes, ce qui a conduit à des pratiques très variables.

Ceci a conduit une équipe canadienne à comparer les effets de la metformine et/ou des pilules contraceptives orales (CO) en association avec la pioglitazone, la spironolactone, le flutamide et les interventions sur le mode de vie chez les adolescentes âgées de 11 à 19 ans atteintes de SOPK. Des recherches documentaires ont été effectuées dans Medline, Embase et le registre Cochrane des essais contrôlés depuis la création de la base de données jusqu'en décembre 2018, sans restriction de langue. Deux examinateurs ont analysé les titres et les résumés, évalué l'éligibilité du texte intégral et extrait les informations des essais éligibles. Les preuves ont été synthétisées au moyen de méta-analyses en réseau en utilisant une approche bayésienne à effets aléatoires. Ils ont identifié 37 essais contrôlés randomisés, dans lesquels 2400 patientes ont été randomisées. Pour ce qui concerne l’amélioration de la régularité des cycles ou de l'indice de masse corporelle, la méta-analyse ne retrouve aucune différence statistiquement significative entre les différentes interventions. Des preuves de qualité modérée montrent que de multiples interventions, qu’il s’agisse du mode de vie, de la metformine, des CO, de la spironolactone, de la pioglitazone, de l’association metformine-CO, metformine-spironolactone ou metformine-flutamide, réduisent les scores d'hirsutisme en comparaison du placebo. Des preuves de qualité modérée indiquent que les OP entraînent plus de troubles glycémiques que la metformine (odds ratio= 2,98; IC à 95% : 1,02-8,96). En tout cas, aucune intervention n'a entraîné de réduction de la dysglycémie. En conclusion, la metformine et les CO en monothérapie ou en association avec d'autres interventions peuvent réduire les scores d'hirsutisme en comparaison du placebo, mais aucun de ces médicaments ne conduit à une régularisation du cycle menstruel ou à une réduction du poids. Cependant, l'utilisation des CO aggrave les facteurs de risque cardiométabolique.

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