Image générée par IA

Image générée par IA

Des chercheurs français découvrent une nouvelle génération d’antibiotiques

12/07/2019 Par Marielle Ammouche
Infectiologie
Image générée par IA

Image générée par IA

Des chercheurs français (Inserm et Université Rennes 1) viennent de créer de nouvelles molécules antibiotiques prometteuses. Selon un communiqué de l’Inserm, "cette avancée française pourrait apporter un nouveau souffle ainsi que de nouvelles possibilités pour lutter contre l’antibiorésistance mondiale".

Cette innovation est basée sur la transformation d’une toxine bactérienne en antibiotique. "Tout est parti d’une découverte fondamentale en 2011, explique Brice Felden (Rennes). Nous nous sommes rendu compte qu’une toxine fabriquée par les staphylocoques dorés, dont le rôle était de faciliter l’infection, était également capable de tuer d’autres bactéries présentes dans notre organisme. Nous avions ainsi identifié une molécule qui possédait une double activité toxique et antibiotique. Nous nous sommes dit que si nous arrivions à dissocier ces deux activités, nous serions capables de créer un nouvel antibiotique dépourvu de toxicité sur notre organisme. Restait à relever ce challenge." Les scientifiques se sont donc inspirés de cette toxine bactérienne naturelle pour créer une nouvelle famille de peptides bactériens synthétiques, appelés "peptidomométiques". Une vingtaine de molécules ont été créées, qui ont ensuite été testées par les chercheurs sur des modèles murins présentant des infections sévères. Et deux peptides se sont révélés efficaces contre le staphylocoque doré et les pseudomonas aeruginosa résistants. Ces deux molécules ont montré une bonne tolérance vis-à-vis des autres cellules et organes, que ce soit chez l’animal ou sur des cellules humaines. En particulier, aucune toxicité rénale n’a été observée. "Nous les avons testées à des doses 10 à 50 fois supérieures à la dose efficace sans observer de toxicité", précise Brice Felden qui raconte par ailleurs "qu’il a fallu la contribution et l’imagination de l’équipe et de nos collaborateurs chimistes pour concevoir les molécules les plus actives possibles". Dernière caractéristique importante : ces antibiotiques n’ont pas montré de signe de résistance, en tout cas sur la période observée qui allait jusqu’à 15 jours. "L’activité antibactérienne de ces peptidomimétiques est, en partie, due à la capacité de ses acides aminés non naturels à renforcer l’association de ces composés avec les membranes des bactéries infectieuses. Cette forte liaison induit une perméabilité de la membrane et entraîne la mort des bactéries", explique l’Inserm.

Etes-vous favorable à l'interdiction de la vente de tabac à toute personne née après 2009 ?

J F

J F

Non

Non, parce que c'est totalitaire et il n'y a pas d'argument a ajouter, même si ce n'est pas logique d'accepter cette situation. Et... Lire plus

7 débatteurs en ligne7 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
25
Internat
"Il y a un suicide tous les 18 jours" : à bout, les internes désertent leurs stages pour défendre leurs droits
28/04/2023
2
IPA
Un rapport formule 20 recommandations pour que les IPA ne soient plus "les petites mains des médecins"
09/07/2026
17
Infectiologie
Maladie de Lyme : malgré des avancées, des patients toujours en errance
27/05/2026
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2