Mutuelles, assurances privées : bien lire leurs noms éclaire sur leurs pratiques tarifaires

02/02/2018 Par Catherine le Borgne
Assurance maladie / Mutuelles

Le nom des organismes de complémentaires santé transmettent de nombreuses informations, explique la Drees dans une étude*. Le fait qu'ils soient mutuelles, assurances ou sociétés de prévoyance, spécialisés dans une profession ou sur région induit des différences de pratiques et de frais généraux qui peuvent plus ou moins désavantager l'assuré.

Les noms des organismes de complémentaire santé transmettent de nombreuses informations, explique la Drees. Ces noms indiquent le statut juridique des organismes par les termes "mutuelle", qui n'a pas d'actionnaires (cité dans 78 % d’entre eux en 2015), "assurance", qui en a tout au contraire (16 %) et "prévoyance", qui fait aussi de la retraite (12 %). Ces noms précisent aussi les marchés sur lesquels les organismes exercent : 41 % d’entre eux déclarent en effet être spécialisés pour une profession ou une entreprise et 35 % sur une zone géographique. Enfin, 18 % des organismes, plutôt non spécialisés, mettent en avant une valeur (cohésion, sécurité, famille, etc.) afin d’affirmer leur identité et de se démarquer de la concurrence. L'étude de la Drees a réparti les noms des organismes en six groupes types, qu’il est possible de rapprocher des diverses pratiques tarifaires. Ainsi, les organismes mutualistes et ceux spécialisés sur des professions ont des tarifs plus solidaires (favorables aux plus modestes, aux familles avec enfants, ou augmentant moins fortement aux âges élevés, etc.) et leurs assurés récupèrent une plus grande part de leurs cotisations sous forme de prestations. Avoir un ancrage local est aussi en général associé à un meilleur rapport prestations sur cotisations, les frais de publicité étant plus faibles. En revanche, les valeurs sociales affichées dans le nom semblent rarement associées à des pratiques spécifiques. A méditer. "Tarifs et prestations : que révèle le nom des organismes de complémentaire santé ?», Études et Résultats, n°1047, Drees, janvier.

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