Il a sauvé 2,4 millions de bébés grâce à ses 1.173 dons de plasma

15/05/2018 Par Catherine le Borgne
International

Durant 70 ans, l'Australien James Harrison est venu en aide à plus de 2 millions de bébés atteints de la maladie hémolytique du nouveau-né liée à l'incompatibilité rhésus,  grâce à plus d'un millier de dons de plasma. A plus de 80 ans, ce donneur de la Croix Rouge internationale a dépassé l'âge légal du don et doit cesser cette activité.

 L’australien James Harrison a 14 ans lorsqu’il se réveille d’une lourde opération des poumons. Il apprend alors qu’il devait sa survie à treize unités de sang qui lui avaient été transfusée durant l’intervention. Nous sommes en 1953, et le jeune James se fait une promesse : une fois majeur, lui aussi donnera son sang. Soixante-huit ans plus tard, il vient de réaliser son dernier don… qui est aussi le 1.173e, relate France Info. La maladie hémolytique du nouveau-né liée à l'incompatibilité rhésus au cours de la grossesse, se traduit par des fausses-couches, des morts in utero ou par des malformations cérébrales de l’enfant. Au milieu des années 1960, des chercheurs australiens ont découvert que, chez un grand nombre de fœtus, cette maladie pouvait être prévenue grâce à l’injection d’un anticorps rares, identifiés dans le plasma sanguin d’un donneur de la Croix Rouge internationale. Ce donneur était James Harrison. Sollicité, celui-ci accepta de donner son plasma. En 1967, une première transfusion est réalisée à l'hôpital Royal Prince Alfred, entraînant une naissance normale. Durant plusieurs décennies, toutes les ampoules d’anticorps "anti-D" produite en Australie provenaient du plasma de James Harrison, ont expliqué à la presse les responsables du programme. Considérant qu’environ une Australienne sur six a besoin de ce traitement, la Croix rouge internationale considère que 2,4 millions de bébés ont été protégés par les 1.173 dons d’Harrison. Âgé de plus de 80 ans, James Harrison a dépassé la limite d’âge autorisé pour les dons du sang en Australie. L’établissement national du sang a jugé déraisonnable de poursuivre ces dons, afin de préserver sa santé. Aujourd’hui, sur toute l’Australie, seuls 200 donateurs contribuent à donner un plasma présentant l’anticorps "anti-D", selon les responsables du programme. [Avec francetvinfo]

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Marie GILARDI

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