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"Aux moindres symptômes mêmes minimes, il faut prescrire des tests" : les nouvelles recos du Conseil scientifique

Le Conseil scientifique a alerté les médias mercredi 8 juillet sur une possible reprise du coronavirus si les gestes barrières ne sont pas respectés. Ce groupe, chargé de conseiller le Président, appelle les Français à se faire tester "au moindre doute". Une seconde vague pourrait très probablement survenir à l'automne préviennent les chercheurs. Zoom sur les éléments à retenir de cette conférence de presse.
 

Un risque de seconde vague
Selon le Conseil scientifique y a un certain nombre de risques qu'il y ait un retour du virus à l'automne. "Le virus évolue par plusieurs vagues épidémiques et s'arrête quand il y a une immunité collective. Or, le taux d'immunisation est très faible. On a de très grandes inquiétudes. Ce n'est pas une certitude et j'espère qu'on va se tromper, mais beaucoup d'éléments font penser qu'il pourrait y avoir un retour du virus sur l'Europe pour la fin octobre ou le mois de novembre", alerte le virologue Bruno Lina. "Si les concitoyens continuent à s'écarter de la distanciation sociale, un risque de reprise avant la fin de l'été reste complétement possible", averti le professeur de santé publique Franck Chauvin.

 

Rajeunissement des patients infectés
Le Conseil scientifique remarque un rajeunissement des patients infectés par rapport au début de l'épidémie. "Il y a un relâchement des gestes barrières chez les jeunes, et au contraire une protection plus forte des personnes âgées qui y voient un enjeu majeur de survie", constatent les chercheurs pour expliquer ce phénomène. Environ 500 nouveaux cas quotidiens sont détectés en France.

 

Prescription de tests
Le nombre de tests réalisés est insuffisant alerte le Conseil scientifique. "Aux moindres symptômes, même minimes, il faut prescrire des tests", demande Jean-François Delfraissy qui regrette que "le message ne soit pas encore suffisamment passé". "On estime que seuls 50 % des gens contaminés sont dépistés. Les autres ne le font pas parce qu’ils ont peu de symptômes", déplore-t-il. "Il faut rappeler que le test a pour but de se diagnostiquer soi-même, mais aussi de tracer les autres contaminations", insiste l'immunologue qui rappelle que "quelques centaines de cas peuvent constituer la base d'un redémarrage de l'épidémie". "Se faire tester en cas de doute, c'est un contrat social pour les Français", résume l'anthropologue Laetitia Altani.

 

Transmission du virus par micro-gouttelettes
La confirmation de ce mode de transmission du virus doit alerter sur l'intérêt du port du masque dans les lieux de confinement", estiment les chercheurs. "Cela explique que la transmission du virus est confortée dans les espaces confinés", remarquent-ils. "La question de l'obligation...

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