L'UE veut contrer les pénuries de médicaments et rendre les prix accessibles

30/11/2020 Par Marion Jort
Médicaments
La Commission européenne a adopté mercredi 25 novembre un plan pour garantir l'accès de médicaments partout dans l'UE à des prix "abordables". Des mesures destinées à éviter les pénuries expérimentées pendant la pandémie et qui feront l'objet en 2022 d'un projet législatif. 

Le Covid-19 a "clairement montré nos limites, en termes de données médicales disponibles, d'approvisionnement en médicaments, de capacités de production. Nous ne voulons plus jamais voir ces problèmes", a affirmé le vice-président de la Commission, Margaritis Schinas, lors d'une conférence. Alors que la santé reste une compétence des Etats membres, l'objectif de l'UE est de "construire son autonomie stratégique" dans la production de médicaments : au-delà de possibles relocalisations, la Commission propose d'encourager la diversification des sources d'approvisionnement et la constitution de "stocks stratégiques" répertoriés.  

Cette "stratégie pharmaceutique européenne", qui doit être examinée par les Vingt-Sept en décembre, s'inscrit dans le cadre de l'ambitieux projet d'"Europe de la santé" dont l'exécutif européen a fait une priorité. "Nous avons déjà lancé une étude pour identifier clairement les faiblesses des chaînes d'approvisionnement, et en 2022, nous proposerons une ambitieuse révision" de la législation pharmaceutique européenne”, a indiqué la commissaire à la Santé Stella Kyriakides. Cette réglementation "vieille de vingt ans", "avait un sérieux besoin d'être modernisée, mais ce sera long", appuie Margaritis Schinas. Selon lui, il s'agit notamment de "soutenir les médicaments génériques et biosimilaires, qui sont meilleur marché". 

En pratique, la Commission veut encourager une coopération accrue entre les États membres de l'UE en matière de politiques d'achat et de prix des médicaments, promouvoir la recherche et le développement, y compris pour les maladies rares ou cancers pédiatriques. La recherche de solutions de remplacement en raison de la résistance aux antimicrobiens sera également priorisée : selon Stella Kyriakides, quelque 33.000 Européens meurent chaque année en raison de résistances aux antibiotiques. Enfin, l'UE entend créer dès l'an prochain "une infrastructure numérique solide" susceptible d'abriter des données de santé permettant de meilleures coopérations.  

[avec AFP] 

Faut-il supprimer les ARS ?

Marie GILARDI

Marie GILARDI

Oui

Leur communication est opaque Ils ne comprennent rien au terrain Ils ont une logique comptable Ils ont et ont participé à la... Lire plus

4 débatteurs en ligne4 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Témoignage
"Ma concentration ne dépassait pas les 30 minutes" : médecin généraliste, elle raconte "l'enfer" de son burn...
15/04/2026
21
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
15
Psychiatrie
"La caisse me réclame plus de 40.000 euros" : le combat d'un psychiatre pour des prescriptions basées sur les...
08/04/2026
20
Maladies rares
Qu’est-ce que le syndrome de Moersch-Woltman, dont est atteinte Céline Dion ?
01/04/2026
14
Déontologie
"On m'a sali alors que je n'ai fait que rendre service" : un médecin retraité jugé pour avoir continué à...
10/03/2026
0
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2