Forcing pour l'implantation de l'Agence européenne du médicament à Lille

14/11/2017 Par Catherine le Borgne

En marge d'un déplacement à Roubaix sur la thématique de la ville, Emmanuel Macron a assuré de son engagement total à défendre la candidature de Lille pour l'implantation de la future agence européenne du médicament, qui doit quitter Londres pour cause de Brexit. Un engagement bien tardif, taclent ses détracteurs. Le choix parmi les 19 villes candidates aura lieu par un vote secret, le 20 novembre.

"A courir deux lièvres à la fois, on risque de n'en avoir aucun", a grincé Martine Aubry, la maire de la métropole lilloise, après que le président de la République, sortant un peu de sa réserve, a affirmé hier lundi qu'il croyait au succès de la France dans cette compétition européenne. Emmanuel Macron, en effet, promeut également la ville de Paris pour accueillir le futur siège de l'Agence bancaire européenne. En début de soirée, Martine Aubry et le président de la région, Xavier Bertrand (en "union sacrée" pour le succès de Lille, avec les élus macronistes de la région, selon Challenges), s'étaient plaints auprès d'Emmanuel Macron du peu de mobilisation de l'Elysée sur ce dossier, pourtant appuyé par Agnès Buzyn et défendu par le Pr Jean-Luc Harousseau, ancien président de la HAS et ambassadeur de la candidature lilloise. "Le positionnement de Lille au cœur de l'Europe est un argument très fort pour la candidature. Lille est très bien reliée à Londres et on sait que beaucoup (d'employés de l'agence) veulent garder leur famille à Londres", a expliqué le président de la République. Mais Le Monde rapporte les résultats d'un sondage en interne réalisé auprès des employés de l'agence (qui représentent 900 foyers et 600 enfants), selon lequel Lille n'arriverait qu'en 8ème place, alors que Barcelone, Amsterdam, Copenhague, Milan et Vienne sont les villes les plus citées. Le vote aura lieu le 20 novembre prochain, à bulletin secret, dans le cadre d'un conseil des ministres des Affaires générales consacré au Brexit, mais l'on suppute déjà que les considérations géopolitiques l'emporteront sans doute sur les arguments de santé publique. [Avec l'AFP, Challenges et Le Monde]

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