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Elisabeth Borne n’est "pas favorable" à la suppression de l’AME

07/11/2023 Par Marion Jort
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Sur France Inter lundi 6 novembre, la Première ministre a affirmé qu’elle n’était "pas favorable" à la suppression du dispositif d’aide médicale d’État, rappelant qu’il est essentiel de pouvoir répondre aux enjeux de santé publique.  

 

Alors que la question de la restriction de l’aide médicale d’État (AME) fait débat parmi les membres du Gouvernement, la Première ministre s’est formellement positionnée contre sa suppression. Invitée de la matinale de France Inter, Elisabeth Borne a considéré que l’AME était un enjeu “d’humanité et de santé publique”. “Non je ne suis pas favorable à une suppression de l’AME”, a-t-elle fait savoir, tout en restant ouverte à un changement de nom du dispositif.  

 

“Depuis des années on considère que dans notre pays, à la fois pour répondre aux besoins des personnes, des étrangers qui sont sur notre sol mais aussi aux enjeux de santé publique pour l’ensemble de nos citoyens, il faut apporter les soins nécessaires aux personnes qui sont sur notre territoire”, a-t-elle indiqué, précisant qu’elle se fierait aux conclusions de la mission lancée le mois dernier pour d’éventuelles adaptations. “J’ai souhaité objectiver la situation, donc j’ai commandé un rapport à deux personnalités, messieurs Patrick Stefanini et Claude Evin, qui ont rendu des conclusions provisoires. On aura le rapport début décembre. Est-ce qu’il faut adapter le dispositif ? Les deux personnalités que j’ai mentionnées nous le diront mais je pense qu’il faut absolument que dans notre pays, on maintienne un système qui permet de soigner les personnes qui en ont besoin et qui permet de nous protéger en termes de santé publique”, a insisté la Première ministre.  

 

 

 

Si le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin s’est personnellement déclaré favorable à une restriction de l’AME, pour Elisabeth Borne, “le principe qu’on peut être soigné car ça renvoie à un enjeu de santé publique” est “important dans notre pays”.  

 

[avec France Inter]  

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Michel Rivoal
13,3 k points
Plume
Anesthésie-réanimation
il y a 3 ans
Ha, ha ! c'est une rare fois où je suis d'accord avec ce gouvernement ! Moi non plus, je ne suis pas favorable à la suppression de l'AME. Et comme les 3000 soignants je pense que c'est l'honneur de notre profession que d'y être opposé: sanitairement, épidémiologiquement et éthiquement.
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Jean Aimarre
69 points
Anesthésie-réanimation
il y a 3 ans
De 100 millions d’euros initialement, on est passé à plus d’un milliard , c’est une véritable pompe aspirante , on soigne la terre entière : ils faut faire comme dans les autres pays européens qui n’ont pas d’ AME
 
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