Image générée par IA

Image générée par IA

Alcool : un "fardeau sanitaire" responsable de 41 000 morts par an

20/02/2019 Par Fanny Napolier
Santé publique
Image générée par IA

Image générée par IA

Chaque année, la consommation d'alcool est responsable de 41 000 décès en France. C'est la deuxième cause de mortalité évitable après le tabac.

Le nombre de décès imputables à la consommation d'alcool est en légère baisse mais reste considérable, indique Santé publique France dans une étude. Avec 41 000 décès par an, soit 7% de nombre total de décès de personnes de plus de 15 ans, l'alcool est la deuxième cause de mortalité évitable. Les hommes sont plus concernés que les femmes, avec 11% des décès contre 4%. Dans le détail, la consommation d'alcool a été à l'origine en 2015 de 16 000 décès par cancer, 9 900 par maladies cardiovasculaires, 6 800 par maladies digestives et 5 400 par une cause externe (accident ou suicide). La très grande majorité de ces décès (90%) "sont liés à des consommations supérieures à 53 grammes par jour" d'alcool pur, soit plus de 5 unités d'alcool. Toutefois, "même à la dose relativement modérée de moins de 18 grammes d'alcool pur consommé par jour (moins de deux verres standards) (...) le risque global est augmenté", soulignent les auteurs de l'article. En 2009 une étude similaire avait évalué à 49 000 le nombre de décès dus à l'alcool, soit 9% du total. Cette baisse "s'explique en grande partie par la diminution de la mortalité pour les causes liées à l'alcool et, dans une moindre mesure, par la baisse de la consommation, passée de 27 à 26 g d'alcool pur par jour sur cette même période", expliquent les auteurs de l'article. Ce "fardeau sanitaire" est plus lourd en France que chez les pays voisins, soulignent les auteurs, même si la comparaison est "délicate", du fait de méthodes statistiques différentes. En Ecosse, l'alcool causerait ainsi 6,8% des décès chez les hommes et 3,3% chez les femmes, en Suisse, 5% et 1,4% respectivement, et en Italie, 3% et 2%. [Avec AFP]

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

PETIT BOBO

PETIT BOBO

Non

Supprimer le remboursement des spécialités à SMR faible est une fausse bonne idée. D'une part parce que le coût pour la sécu est... Lire plus

1 débatteur en ligne1 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

"Le père est une personne à part entière dans la grossesse" : une consultation dédiée encore méconnue par les...
29/07/2026
8
Urgences
Urgences en plein vol ou dans le train : pourquoi des médecins hésitent parfois à répondre à l'appel
13/07/2026
55
Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
26
"Un médecin n'est jamais en retard : l'heure de convocation n'est pas l'heure de début de la consultation"
21/07/2026
0
Internat
"Il y a un suicide tous les 18 jours" : à bout, les internes désertent leurs stages pour défendre leurs droits
28/04/2023
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3