Deux ados morts après s'être "drogués" à la codéine

10/06/2017 Par Aveline Marques
Médicaments

Depuis le début de l'année, cinq cas d'intoxication grave à la codéine ont été signalés chez des jeunes, dont deux sont décédés. Les antidouleurs à la codéine, vendus sans ordonnance, sont détournés à des fins récréatives.

Pauline, 16 ans, a été retrouvée inanimée dans sa chambre par ses parents le 22 avril dernier. Elle est décédée le 2 mai, après 10 jours de coma. Ses parents apprennent avec stupeur que l'arrêt cardio-respiratoire de leur fille, brillante élève qui se destinait à des études de médecine, a été provoqué par une overdose de codéine. "Je témoigne aujourd'hui pour que les parents soient au courant de ces addictions, que les lycées fassent de la prévention", a déclaré sa mère, Chrystelle Cebo, au Parisien. Cette dernière a également lancé une pétition pour que la vente libre des médicaments antidouleur à base de codéine soit interdite. "Sans aucune ordonnance médicale, votre ado ira acheter plusieurs boîtes de médicaments anti-douleur à base de codéine (codoliprane, Klipal Codéiné, Algicalm…) si possible dans plusieurs pharmacies pour ne pas risquer d’éveiller les soupçons éventuels de pharmaciens consciencieux, alerte Chrystelle Cebo. Ensuite, il écrasera bien les comprimés et les mélangera à de l’eau froide. Enfin, il filtrera le mélange avec un simple filtre à café, et il récupérera l’extrait pur de codéine concentré." Le mode d'emploi est accessible sur internet. "Sur le net, on vous conseille quand même de mélanger la codéine pure à du Sprite pour que cela soit moins amer, à un antihistaminique pour éviter démangeaisons et vomissements dus à la codéine, et à un colorant violet, pour que ce soit plus « fun » (« Purple Drank », « Syzzurp »  ou « Lean »)." L'antalgique, de la même famille que l'opium, provoque une sensation de défonce avec un ralentissement du rythme cardiaque. Depuis le début de l'année, cinq cas d'intoxications grave à la codéine ont été signalés à l'ANSM. Un autre ado en est décédé, rapporte Le Parisien. [avec Leparisien.fr]

Arrêt maladie : la possibilité de solliciter un deuxième avis auprès d'un confrère spécialiste est-elle une bonne idée ?

Géraldine Servant

Géraldine Servant

Non

Les spe sont deja saturés, en tant que MG ns ne pouvons pas les solliciter pour des avis et si en plus ils doivent donner leur avi... Lire plus

 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
14
Psychiatrie
"La caisse me réclame plus de 40.000 euros" : le combat d'un psychiatre pour des prescriptions basées sur les...
08/04/2026
15
Maladies rares
Qu’est-ce que le syndrome de Moersch-Woltman, dont est atteinte Céline Dion ?
01/04/2026
14
Déontologie
"On m'a sali alors que je n'ai fait que rendre service" : un médecin retraité jugé pour avoir continué à...
10/03/2026
0
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2