Image générée par IA

Image générée par IA

Trente ans de prison requis contre l'aide-soignante qui empoisonnait ses patients

22/05/2017 Par Fanny Napolier
Faits divers / Justice
Image générée par IA

Image générée par IA

Trente ans de prison ont été requis ce lundi contre l'aide-soignante de Chambéry, accusée d'avoir empoisonné 13 résidents, et d'en avoir tué 10.

Treize résidents ont été empoisonnés par une aide-soignante d'une maison de retraite, près de Chambéry (Savoie) en 2012 et 2013. Dix en sont morts. Trente ans de réclusion criminelle ont été requis ce lundi devant la cour d'assises de Savoie après dix jours de procès. Ludivine Chambet, 34 ans, "est une tueuse qui agit avec détermination mais pour des motifs obscurs", a estimé l'avocat général Pierre Becquet. Elle encourt la réclusion à perpétuité mais l'altération de son discernement a été retenue par le magistrat dans son réquisitoire. "On aimerait bien que Ludivine Chambet nous réponde sur le passage à l'acte. (..) Elle seule a la réponse et elle reste désespérément muette", a déploré le magistrat, pour qui "le grand absent du procès, c'est Ludivine Chambet elle-même !" L'accusée n'a jamais expliqué clairement pourquoi elle avait administré des cocktails de psychotropes à des résidents âgés mais pas en fin de vie et dont aucun n'avait exprimé l'envie d'abréger son existence. "Elle ose prétendre qu'elle ne voulait pas donner la mort et qu'elle ne se doutait pas qu'elle donnait la mort ! Elle nous parle de 'transfert de sa souffrance'", a lancé l'avocat général lors d'un réquisitoire sans concession, évoquant une "souffrance autoproclamée" de l'accusée, née avec une maladie génétique rare et dépressive depuis l'âge de 18 ans mais qui vivait dans "un cadre familial idéal" selon lui. A l'époque des faits, l'aide-soignante, fille unique, célibataire et sans enfant, avait accompagné jusqu'au bout sa mère atteinte d'une leucémie fatale et avait été dévastée par cette perte alors qu'elle entretenait une relation fusionnelle avec elle. Un suivi socio-judiciaire d'au moins 10 ans avec une injonction de soins a aussi été réclamé par l'avocat général. [Avec AFP]

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

PETIT BOBO

PETIT BOBO

Non

Supprimer le remboursement des spécialités à SMR faible est une fausse bonne idée. D'une part parce que le coût pour la sécu est... Lire plus

 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

"Le père est une personne à part entière dans la grossesse" : une consultation dédiée encore méconnue par les...
29/07/2026
8
Urgences
Urgences en plein vol ou dans le train : pourquoi des médecins hésitent parfois à répondre à l'appel
13/07/2026
55
Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
26
"Un médecin n'est jamais en retard : l'heure de convocation n'est pas l'heure de début de la consultation"
21/07/2026
0
Internat
"Il y a un suicide tous les 18 jours" : à bout, les internes désertent leurs stages pour défendre leurs droits
28/04/2023
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3