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"Presque une situation rêvée pour les urgentistes" : le système de santé peu sollicité par les JO

Une semaine après le début des Jeux olympiques de Paris 2024, le système de santé apparaît peu sollicité, ont indiqué plusieurs responsables sanitaires. Les différents dispositifs mis en place pour éviter l'engorgement des hôpitaux - notamment parisiens - semblent, pour l'heure, porter leurs fruits. 

01/08/2024 Par Louise Claereboudt
Jeux olympiques et paralympiques Hôpital
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Les dernières indications données ce jeudi 1er août par plusieurs responsables sanitaires se veulent rassurantes. "Une semaine après le démarrage des épreuves, nous sommes très satisfaits de l'efficacité et de la robustesse du système déployé pour prendre en charge" les athlètes et le public, a ainsi déclaré Frédéric Valletoux, ministre démissionnaire délégué à la Santé.

Jusqu'à maintenant, "on a eu à peu près 4.000 prises en charge de tout type [...]. Ça concerne surtout la clinique du village olympique, mais aussi la prise en charge de spectateurs qui ont eu un coup de chaud, se sont fait mal à la cheville...", a-t-il précisé, alors qu'il visitait le petit hôpital mobile installé sur les Champs-Elysées.

De son côté, le Samu de Paris avance "un plateau d'activité supérieur de 20 à 30%" à un été normal, avec "beaucoup de malaises mais pas de malaises graves", a indiqué son patron, le Pr Frédéric Adnet. Il n'y a pas non plus eu de "coups de chaleur graves" avec un risque mortel, et ce bien que les températures aient parfois frôlé les 40 degrés sur certains sites olympiques ces derniers jours. 

A l'AP-HP, l'activité est "conforme à l'activité estivale" habituelle, a rapporté Nicolas Revel, son directeur général, "un peu au-dessus pour certains jours, un peu au-dessous pour d'autres jours". Pour les JO, 370 lits supplémentaires ont été déployés, permettant de fluidifier les passages dans les services d'urgences, avec un faible nombre de patients contraints de rester la nuit aux urgences faute de lits dans les autres services en aval, a-t-il ajouté.

"On est entre zéro et dix" chaque soir, "c'est presque une situation rêvée pour les urgentistes", a ajouté Nicolas Revel.

Ce mercredi 31 juillet, Santé publique France a par ailleurs publié des statistiques qui confirment le diagnostic d'une suractivité limitée liée aux Jeux en comparaison à un été normal. Depuis le début de la compétition, les prises en charge des Samu dans les 5 régions françaises concernées ont impliqué "des patients jeunes, de faible gravité, ne nécessitant pas pour la plupart de transport vers un établissement de santé".

Au total, "141 patients ont été pris en charge sur la semaine écoulée" par les Samu de ces régions pour des événements liés au début des épreuves des JO et à la cérémonie d'ouverture, tous "de faible gravité".

[avec AFP] 

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