Grève des urgences : des groupes de travail dès cette semaine

18/09/2019 Par Marion Jort
Interrogée sur Europe 1, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a fait part mardi de sa volonté d'"accélérer" pour sortir de la crise des urgences, avec la mise en place de trois groupes de travail "dès cette semaine" dans le cadre de son plan de "refondation" annoncé la semaine dernière.

"J'ai décidé d'accélérer. Donc je mets en place dès cette semaine trois groupes de travail", a annoncé la ministre de la Santé Agnès Buzyn, interrogée sur Europe 1 mardi 17 septembre, alors que la grève des urgences, entamée il y a six mois par les personnels paramédicaux, se poursuit toujours.  Ces groupes de travail seront mis en place dans le cadre de son plan annoncé la semaine dernière. Ils plancheront "notamment sur comment dégager des lits d'aval dans les hôpitaux" : "faut-il recréer des lits ? Où faut-il les recréer ?", s'interroge la ministre. Il y aura également "un travail sur les compétences des para-médicaux, des infirmiers, des aides-soignants", dont il faut "valoriser" et "reconnaître" les compétences. "Nous allons travailler sur les nouveaux gestes qu'ils vont pouvoir faire, et les valoriser financièrement", a-t-elle poursuivi. "Et puis, nous allons travailler aussi sur le service d'accès aux soins" (SAS), visant à réguler les appels aux secours en ligne ou par téléphone 24 heures sur 24, la grande nouveauté du plan présenté le 9 septembre dernier.  La ministre avait alors promis de consacrer "plus de 750 millions d'euros" entre 2019 et 2022 à la "refondation des services d'urgences", et présenté 12 mesures parmi lesquelles le développement de prises en charges par les kinésithérapeutes ou pharmaciens, ou encore la vidéo-assistance dans les Ehpad, mais sans ouverture de lits supplémentaires. Ces annonces n'ont pas apaisé la colère du collectif Inter-Urgences, à l'origine du mouvement de grève, qui a voté le 10 septembre sa poursuite. Interrogée sur un éventuel procès en incompétence qui lui serait fait, Agnès Buzyn a rétorqué: "On ne me la fait pas, on ne peut pas me raconter n'importe quoi. Quand les syndicats viennent me décrire la situation, ils savent très bien qu'il y a des choses qu'ils ne peuvent plus me dire". [Avec AFP]

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