Les anesthésistes-réanimateurs en grève reçus par la DGOS

03/04/2017 Par Catherine le Borgne

Lors du mouvement de grève de vendredi dernier fortement suivi, une délégation syndicale a été reçue par la direction générale de l'offre de soins (DGOS), pour évoquer le sujet du nombre de médecins à former dans les années à venir, dans les deux spécialités d'anesthésie-réanimation et de médecine intensive réanimation. Le motif de la grève. Un nouveau rendez-vous est prévu à la mi-avril.

 "Jamais nous n'avons connu une journée d'une telle ampleur", s'est exclamé le Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésie-réanimation (SNPHAR-E) sur son site. Plusieurs organisations syndicales s'étaient jointe au mouvement de vendredi : SNJAR, SMARNU, SNARF et CFAR et une délégation a été reçue par la direction générale de l'organisation des soins (DGOS). Les grévistes demandent l'établissement de critères "fiables et clairs qui permettent une méthode transparente et pérenne de calcul de médecins à former dans les deux spécialités anesthésie-réanimation (AR) et médecine intensive et réanimation (MIR)". Faute de temps pour élaborer cette méthodologie, la délégation a préconisé de s'appuyer sur les chiffres du Conseil national de l'Ordre des médecins et ceux de l'étude "Démographie et structures des services de réanimation français (hors réanimation chirurgicale) : état des lieux", de 2012. "S’il est important de savoir si les internes auront tous un poste en réanimation pendant leur cursus, il est nécessaire de connaître les besoins en médecins des deux spécialités. Il ne s’agit pas de former des anesthésistes-réanimateurs en nombre mais qui ne pourront jamais travailler en réanimation à l’avenir" plaide le SNPHAR, qui demande que soient intégrées aux capacités de formation, des données démographiques comme la pyramide des âges et le nombre de postes vacants. "Un ratio de 1 MIR pour 7 AR reposant sur la photographie d’aujourd’hui du rapport de nombre de MIR sur nombre d’AR ne suffit donc pas". La DGOS a proposé une réunion mi-avril avec un travail en amont incluant l’Observatoire national des professions de santé et le CNOM pour avancer plus vite. L'étude intégrera des données dynamiques de méthodologie (les départs à la retraite et les postes vacants). "Le calendrier est contraint du fait de l’élection présidentielle, mais la délégation rappelle que si elle a réussi à mobiliser en un temps court les anesthésistes-réanimateurs, jeunes et moins jeunes, elle pourra le refaire pour une nouvelle grève qui sera plus longue". 

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Marie GILARDI

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