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L'association des patients veut mettre fin au “tabou” sur la liberté d'installation

31/10/2019 Par Louise Claereboudt
Démographie médicale
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L'association France Assos Santé a fait savoir, mercredi, qu'elle approuvait la note du ministère de l'Économie qui suggère d'adapter temporairement la liberté d'installation des jeunes médecins.
 

"Il n'y a jamais eu autant de médecins en France, mais ils n'ont jamais été aussi mal répartis", a déclaré l'association des patients et usagers, France Assos Santé, mercredi, dans un communiqué. "Au regard du problème majeur que constituent les déserts médicaux pour l’accès aux soins de millions de personnes en France, la question de la liberté d’installation ne doit plus être un tabou", assure France Assos Santé. L'organisation adopte ainsi la position de Bercy, qui, afin de résorber les déserts médicaux, a publié en octobre une note dans laquelle il soumet l'idée d'empêcher les jeunes médecins de s'installer dans des zones sur-dotées.

Malgré la hausse du numerus clausus, les disparités entre les territoires n'ont fait que s'accroître, notamment sur la période 2007-2015, et les mesures incitatives d'installation demeurent insuffisantes.   4 millions de personnes sans médecin traitant "Le délai médian pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste peut varier du simple au double selon la zone où on se trouve : 79 jours d’attente pour un rendez-vous ophtalmo dans les zones de faible accessibilité, contre 40 jours dans celles les mieux dotées", s'indigne France Assos Santé qui rappelle que plus de 4 millions de Français n'ont toujours pas accès à un médecin traitant.  En juillet 2018, le président de l'association, Alain Michel Ceretti, avait déjà dénoncé le "dogme" de la liberté d'installation dans une tribune publiée sur le site What's up Doc. "Une fois leurs études achevées, les praticiens peuvent s’installer en libéral où ils veulent et pratiquer peu ou prou les tarifs qu’ils désirent. Sans la moindre contrepartie. Est-ce bien normal ?", se questionnait-il alors.

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