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Près de 40% des étudiants en médecine présentent des symptômes de dépression

Trois organisations représentatives des étudiants en médecine, l’Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf), l’InterSyndicale nationale autonome représentative des internes de médecine générale (Isnar-IMG) et l’InterSyndicale nationale des internes (Isni), ont réalisé une enquête visant à évaluer l’état de la santé mentale des carabins. Selon elles, le constat est affligeant et les témoignages démontrent que la santé des futurs médecins empire.  

“Dépression, burn-out, humiliation et harcèlement : Plus que jamais, la santé mentale des futurs médecins est en danger !”, alertent les trois organisations représentatives d’étudiants en médecine dans un communiqué. A l’origine d’une vaste enquête sur la santé mentale des carabins, elles appellent à prendre conscience du “véritable enjeu de santé publique” que représente le sujet.  

En 2017 déjà, une enquête révélait que 66,2% d’entre eux montraient des symptômes d’anxiété pathologique et 27,2% des symptômes de dépression sur les sept derniers jours précédant la période de sondage. Quatre ans plus tard, les mêmes questions ont été posées aux carabins* et selon les organisations représentatives, les résultats sont “sans appel”. Ainsi, 75% des étudiants en médecine et des internes ont montré, cette année, des symptômes d’anxiété pathologique et 39% des symptômes de dépression sur les sept derniers jours précédant leur réponse au questionnaire.  

Dans le détail, les facteurs de risques concernent essentiellement le temps de travail, l’exposition à des violences (psychologiques, sexuelles…), les difficultés financières. “A nouveau, le constat est affligeant et indiscutable : la santé des futurs médecins empire. Ces chiffres traduisent une réalité humaine dont sont victimes de trop nombreux étudiants”, écrivent l’Anemf, l’Isnar-IMG et l’Isni dans un communiqué, annonçant que l’intégralité de l’enquête sera présentée à la fin du mois.  

“Nous avons fourni des preuves, nous avons attendu, jusqu’au drame parfois, des engagements et des réponses fortes qui ne sont pas venues. Nous ne pouvons plus continuer d’attendre”, affirment-elles, alors que les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Santé ont promis des “engagements forts” en la matière.  

 *Enquête menée entre les mois de mai et de juin 2021.  

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