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Prévention, signalement, protection : comment les internes en médecine générale veulent lutter contre les violences sexistes et sexuelles 

A l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, l’Intersyndicale nationale autonome représentative des internes de médecine générale a dévoilé ses propositions pour lutter contre les violences sexuelles et sexistes, en ville comme à l’hôpital.  

Publiée en mars, une enquête de l’Association nationale des étudiants en médecine de France sur les violences sexistes et sexuelles (VSS) dans les études médicales dévoilait que 40% des étudiantes et étudiants ont déjà reçu des remarques sexistes dans le cadre de leurs études et que 16% ont déjà subi des agressions sexuelles et sexistes dans leur vie universitaire. Cette enquête levait aussi le voile sur le profil des agresseurs : dans près de 9 actes de harcèlement sur 10, des supérieurs hiérarchiques en étaient à l’origine (PU-PH, PH, chefs de clinique assistants, internes, ou encore, chefs de service).  

 A l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes l’Intersyndicale nationale autonome représentative des internes de médecine générale (Isnar-IMG) a publié un guide recensant diverses contributions relatives à la prévention, au signalement et à la protection des internes victimes, à mettre en place en ville comme à l’hôpital. Pour ce faire, une commission éphémère a été créée par le syndicat.  

 

Prévention 

Premier axe des propositions de l’Isnar-IMG : la prévention. Il faudrait d’abord, pour le syndicat, que les maîtres de stages universitaires accueillant les internes en stage ambulatoire réalisent une formation de sensibilisation aux VSS, “qui sera inclue dans la formation pédagogique initiale”. Pour ceux qui sont déjà en poste, le syndicat suggère qu’ils puissent apporter la preuve de la réalisation d’une formation avant le renouvellement de leur agrément, “dans le cadre de la formation médicale continue, au risque de voir celui-ci s’interrompre”, précise-t-il. Enfin, concernant les hospitaliers, la commission de l’Isnar-IMG préconise que les médecins suivent une formation de sensibilisation à chaque renouvellement d’agrément de stage, soit tous les 5 ans.  

Par ailleurs, l’enquête de l’Anemf ayant montré que les étudiants en médecine étaient aussi à l’origine des VSS, l’Isnar-IMG propose qu’une sensibilisation sous la forme d’enseignements obligatoires soit dispensée aux externes et aux internes.  

 

Sensibilisation 

Dans son deuxième volet de recommandations, l’Isnar-IMG insiste sur l’importance de la sensibilisation. Aussi, “des campagnes doivent être menées sous forme d’affiches afin de lister les dispositifs existants en cas de VSS ou le contact du référent VSS de l’établissement”, écrivent-ils. Pour que cette sensibilisation soit...

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