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IPA aux urgences : ces patients qu'elle pourrait prendre en charge en autonomie

Annoncée en septembre 2019 par Agnès Buzyn, l'arrivée de l'infirmière en pratique avancée (IPA) se précise aux urgences. Des projets de décret et d'arrêtés définissant un "parcours paramédical", qu'Egora a pu consulter, sont en cours de concertation. Regrettant le manque d'autonomie de l'IPA par rapport à ce qui était annoncé, l'Ordre national des infirmiers (ONI) dénonce les "corporatismes" à l'œuvre.
 

En coulisses, la bataille pour l'IPA urgences fait rage. Annoncée à la rentrée 2019 comme une réponse à la crise des services, l'introduction de ce nouveau métier aux urgences fait débat. Un projet de décret et trois projets d'arrêté, qu'Egora a pu consulter, ont été soumis jeudi 24 juin au Haut Conseil des professions médicales.

Le projet de décret inscrit le domaine d'intervention "urgences" dans le diplôme de l'IPA, et met en place un "parcours paramédical" aux urgences. Les arrêtés définissent les motifs de recours et situations cliniques qui seront pris en charge par l'IPA dans ce parcours, ainsi que la liste des actes et prescriptions que l'infirmière sera habilitée à réaliser en autonomie. Enfin, ils amendent les référentiels de formation et de compétences en vue de la rentrée 2021 : les premières IPA urgences, de niveau master, pourraient ainsi être diplômées à l'été 2023.

Dans le "parcours paramédical", l'IPA traitera notamment les hernies, vomissements/diarrhées sans signe de gravité, les ingestions de corps étranger, les brûlures mictionnelles, les otalgies ou angines, les céphalées, les abcès, les brûlures, morsures, piqures, les plaies superficielles, les traumatismes crâniens sans perte de connaissance, les hypoglycémies sans altération de la conscience ou encore les insolations. Elle sera pour cela apte à effectuer sans prescription médicale plusieurs actes, tels une échographie de la vessie, une pose de sonde gastrique ou de sonde vésicale à demeure, des consultations psychiatriques, des plâtres, des sutures (sauf visage et mains)… Elle pourra prescrire des examens biologiques et renouveler ou adapter certaines prescriptions, notamment des actes de rééducation, des bons de transport ou des arrêts de travail.

 

"Ne cédons pas au corporatisme"

En parallèle, les textes listent les motifs de recours et situations cliniques qui n'entrent pas dans ce "parcours paramédical" mais dans le parcours "médico-paramédical", telles les douleurs thoraciques ou abdominales, les dyspnées, les intoxications, les convulsions, les déficits moteur sensitif sensoriel ou du langage, ou encore les diarrhée et vomissements du nourrisson. De même, un certain nombre d'actes...

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