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Pour faire plier le Gouvernement, le SML se prépare à dénoncer la convention

Alors que les négociations de l'avenant 9 buttent sur la faiblesse de l'enveloppe dévolue à la médecine de ville, le syndicat du Dr Vermesch tape du poing sur la table : "si aucun signal fort n'est donné à la profession", le SML se dit prêt à dénoncer la convention pour obtenir par la force de nouvelles négociations dès l'an prochain.

Trois cent millions d'euros, contre huit milliards pour l'hôpital. Pour le Dr Philippe Vermesch, président du SML, l'équation est impossible pour la médecine de ville : "Il n'y a pas assez de sous sur la table", a-t-il déploré lors d'une conférence de presse ce mardi 17 novembre. Si les propositions de la Cnam sur les visites longues et la revalorisation de certaines consultations des pédiatres, psychiatres et gynécologues vont "dans le bon sens", c'est loin d'être suffisant pour le syndicat. D'autant que le Gouvernement a prolongé le terme de l'actuelle convention médicale, repoussant à fin 2023 toute revalorisation significative de la profession. "Il y a trop longtemps qu'on n'a pas eu une augmentation de l'acte. La consult' à 25 euros, l'abattage, ce n'est plus possible, dénonce le Dr Vermesch. La structuration et le financement sont à revoir."

Pour mettre la pression au Gouvernement, le SML appelle l'ensemble des syndicats représentatifs à "s'unir à lui pour se préparer à dénoncer la convention sans attendre l'adoption du PLFSS, si aucun signal fort n'est donné à la profession". C’est-à-dire un "investissement massif" de deux milliards d'euros la médecine de ville et un nouveau calendrier de négociation.

Dans le détail, le SML réclame notamment une extension des visites longues pour les généralistes (toutes pathologies, pour les personnes de plus de 75 ans en ALD, pour les personnes de plus de 85 ans hors ALD), avec majoration de déplacement à 20 euros, une visite complexe pour les spécialistes (patients de plus de 85 ans hors ALD), une revalorisation substantielle des actes des spécialistes, et pas seulement ceux ciblés par la Cnam, ainsi qu'une une augmentation des indicateurs de l'Optam et l'Optam-Co.

Représentant 19,82% des votants aux dernières élections URPS (2015), le SML a besoin d'un ou plusieurs autres syndicats à ses côtés pour dénoncer la convention, démarche qui nécessite 30% du volume des votants représentés. La CSMF, qui a quitté la table des négociations il y a déjà plusieurs semaines déjà, pourrait suffire.

Concrètement, si la convention est dénoncée, de nouvelles négociations doivent s'engager dans les six mois, soit après les prochaines élections URPS, en avril. "En attendant, le SML jour le jeu de la négociation monoprofessionnelle pour protéger les intérêts des médecins libéraux généralistes et spécialistes pour ne pas laisser le champ libre à la Caisse", précise le syndicat.

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