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Covid : près de 40% des opérations déprogrammées n’ont toujours pas été effectuées, alerte l’UFC-Que Choisir

Dans une enquête inédite publiée ce mercredi 23 juin, l’UFC-Que Choisir s’alarme que 39% des opérations prévues entre mars 2020 et mars 2021 n’aient toujours pas été réalisées en avril 2021. Elle appelle les autorités sanitaires à solliciter le secteur privé pour réduire les délais de prise en charge.
 

“La situation est loin de s’être résorbée”, déplore l’association de consommateurs, plus d’un an après le début de l’épidémie de Covid-19 sur notre sol. Alors que 74% des opérations prévues entre mars et avril 2020 avaient dû être déprogrammées, compte tenu des tensions hospitalières liées à l’afflux de patients contaminés par le virus, l’UFC-Que Choisir alerte sur le fait que nombre de patients n’ont toujours pas pu subir leur intervention.

En effet, “39% des opérations prévues entre mars 2020 et mars 2021 n’avaient toujours pas eu lieu en avril 2021, dont 27% qui n’avaient pas fait l’objet d’aucune reprogrammation”, note l’asso dans une enquête publiée ce mercredi. Pour les opérations qui ont pu être reprogrammées mais n’ont pas encore été réalisées, elle craint que les nouveaux rendez-vous, en moyenne placés 7 mois après la date initiale, ne soient pas tous honorés : “un quart des patients interrogés et ayant eu à subir une déprogrammation ont vu leur opération reportée à au moins deux reprises”.

Face à ce constat, l’UFC-Que Choisir s’inquiète des conséquences alarmantes sur les patients. Elle observe en effet que dans 81% des cas, ces retards de prise en charge ont eu des conséquences négatives sur ces derniers : stress, angoisse, mais aussi aggravation de l’état de santé pour 20% des répondants, ou encore retard dans le dépistage d’une maladie (5%). Par ailleurs, ajoute-t-elle, “ces aggravations concernent très souvent des pathologies lourdes” : “la moitié des opérations déprogrammées justifiaient une hospitalisation complète”. Les transplantations rénales ont par exemple chuté de 30% l’an dernier.

L’association de défense des consommateurs déplore certains choix dans la gestion de la crise, notamment le transfert des patients Covid dans des hôpitaux publics d’autres régions, plutôt que vers des cliniques privées. “Les hôpitaux publics ont assuré jusqu’à 88 % des prises en charge depuis le début de la seconde vague de covid, davantage qu’au cours de la première vague”, note-t-elle également, s’appuyant sur des données de la Fédération hospitalière de France (FHF).

Appelant à rattraper “rapidement” les retards de prises en charge causés par les déprogrammations massives, l’UFC-Que Choisir appelle les autorités sanitaires, et notamment les ARS, à faire appel aux établissements privés pour effectuer ces opérations, le secteur public apparaissant, à ses yeux, “mieux adapté à l’accueil des cas Covid”. Public et privé doivent mieux se coordonner afin que les patients soient redirigés “vers l’ensemble des places disponibles”. Une alerte qui intervient à l’approche de l’été, “qui limitera les capacités hospitalières”.

 

[avec UFC-Que Choisir]

 

 

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