La France veut relocaliser toute la chaîne de production du paracétamol

19/06/2020 Par Marion Jort
Médicaments
Les ministères de l’Economie et de la Santé ont annoncé jeudi 18 juin que la France voulait contrôler sur son sol l’ensemble de la chaîne de production du paracétamol d'ici trois ans.  

Deux jours après l'appel du président pour relocaliser certains médicaments en France, les ministères de l’Economie et de la Santé ont annoncé vouloir relocaliser toute la chaîne de production du paracétamol d’ici trois ans. "Des travaux sont ainsi engagés avec Seqens, Upsa et Sanofi pour que, d'ici trois ans, la France soit en mesure de reproduire, conditionner et distribuer du paracétamol", précise un communiqué conjoint de la secrétaire d'Etat auprès du ministère de l'Economie Agnès Pannier-Runacher et d’Olivier Véran. 

"Nul ne peut concevoir que la France soit un jour dans l'incapacité de permettre à chacun d'accéder à des soins, à des traitements et à des médicaments", a précisé le ministre de la Santé. En février, un rapport commandé par le Gouvernement faisait ainsi plusieurs recommandations sur d'éventuels pénuries de médicaments essentiels. "Sur cette base, le Comité stratégique de filière des Industries et Technologies de Santé élaborera un plan d'actions qui reposera sur le recensement de projets industriels pouvant faire l'objet de relocalisations, en tenant compte de leur faisabilité socio-économique, des externalités environnementales et sociales, ainsi que des critères d'éligibilité aux mesures de soutien nationales et européennes", poursuit le communiqué. 

Pour les ministres de l’Economie et de la Santé, la relocalisation de la production des principes actifs du paracétamol constitue “un premier exemple de cette démarche.  Le Gouvernement a d’ailleurs...

 déjà sélectionné six projets “pour un montant total de 78 millions d'euros", précise-t-il avant de détailler les noms des laboratoires retenus: Abivax, Innate Pharma, Inotrem, Osivax, Xenothera et Genoscience. 

Un appel à manifestation d’intérêt a également été publié dans la foulée de l’annonce pour les autres 120 millions d’euros afin “d'identifier les projets d'investissements qui permettront de faire croître très rapidement la production de médicaments impliqués dans la prise en charge des patients atteints de la Covid-19”.   

Enfin, huit projets français ont été sélectionnés dans le cadre de l'appel à projet EIC (European Innovation Council) lancé en mars 2020 et se verront allouer la somme de 57,4 millions d'euros pour financer leurs recherches. Quatre d'entre eux (Cypheme, Archeon, Osivax et Xenothera) sont directement liés aux recherches sur la Covid-19, tandis que quatre autres (Pkvitality, Exeliom Biosciences, Carthera et Cristalens Industrie) sont plus généralistes. 

 

[avec AFP] 

 

 

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