Suicide d'un chirurgien urologue dans le Gard

07/03/2019 Par Fanny Napolier
Un chirurgien urologue âgé de 37 ans a mis fin à ses jours le 3 mars dernier. Le Dr Nicolas Siegler exerçait dans deux établissements du Gard.

Le Dr Nicolas Siegler, chirurgien urologue au CHU de Nîmes et au CH de Bagnols-sur-Cèze, s'est suicidé dimanche 3 mars. On ignore le lieu du décès. Sans qu'il soit possible d'établir les causes du drame, on sait que le chirurgien, âgé de 37 ans et père de deux enfants, connaissait des difficultés professionnelles. "J'ai appris hier avec une profonde tristesse le décès de Nicolas Siegler, ancien interne de Montpellier-Nîmes. Aimé de tous dans la vie privée et dans l'exercice professionnel son acte désespéré endeuille encore une fois trop lourdement notre internat", a sobrement indiqué Jean-Baptiste Bonnet, interne d'endocrinologie à Montpellier, et ex président de l'Intersyndicale nationale des internes. Issu de la promotion d'internat de 2007, le Dr Nicolas Siegler était référent interne de la filière d'urologie à Montpellier. "Je garderai de Nicolas, qui était chef de filière d’urologie lorsque je présidais l’internat de Montpellier, le souvenir d’un confrère doux et très chaleureux, que ses collègues surnommaient affectueusement "nounours" tant il disait toujours oui. C’était un excellent praticien reconnu par ses pairs et par ses patients", a souligné le Dr Philippe Cathala, qui présidait l'internat de Montpellier à cette époque. "Il était dans une situation compliquée, confronté à une vie, notamment professionnelle, difficile et n’a pas trouvé les ressources pour se battre. Cela nous rappelle à quel point l’engagement dans leur vocation des médecins peut être total, parfois jusqu’à l’absurde et à quel point il est vital que la société sache aussi prendre soin de ceux qui habituellement s’occupent d’elle", a ajouté le médecin du CHU de Montpellier. En 2010, un autre ancien interne de l'université de Montpellier, devenu anesthésiste, s'était donné la mort à l'âge de 30 ans. Quelques semaines avant, il avait reconnu une erreur médicale lors d'une opération sur un nourrisson et faisait l'objet d'une mise à pied conservatoire.

Faut-il restreindre les conditions d'accès au secteur 2?

Herve  Koskas

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Non

Nous restons dans le gre à grè. L information doit etre claire: pas de surprise ; pas de dessous de table; c'est le but du S2 !. ... Lire plus

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