Co-voiturage, changement d’hôpital… Comment l’AP-HP s’assure que les soignants viennent travailler le 5 décembre

02/12/2019 Par Marion Jort
Face au mouvement social et à la grève des transports le 5 décembre qui risque de se prolonger, l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris a proposé aux soignants une série de mesures pour permettre la continuité de la prise en charge des patients. 

  La SNCF et la RATP entrent en grève illimitée à partir du 5 décembre pour protester contre la réforme des retraites engagée par le Gouvernement. Afin de faire face aux perturbations de transports, susceptibles de se prolonger, l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris a proposé à ses soignants plusieurs solutions, à commencer par le co-voiturage. Elle a ainsi passé un partenariat avec la plateforme Karos, qui promet la gratuité des trajets pour tous les passagers et la rétribution des conducteurs par des bons d’achats et le paiement de 3€ minimum par trajet.  L’AP-HP promet également de faciliter le stationnement pour ceux qui décideraient de co-voiturer en ouvrant des places de parking. “Les possibilités propres à chaque site vous seront communiquées localement”, précise la direction dans un message communiqué à tous les personnels le 28 novembre. Elle est également prête à rembourser la location d’un vélo ou d’un vélo électrique et met en place une dizaine de lignes de bus "desservant ses hôpitaux depuis les principales villes de résidence des agents qui n'habitent pas dans Paris".    Soutien à l’hébergement Dans son mail, la direction explique mettre en place le dispositif réservé aux épisodes neigeux. Dès le 4 décembre au soir, “des chambres d’hôpitaux de jour, des chambres de garde ou inoccupées pourront être utilisées pour des hébergements temporaires de professionnels”  et "des solutions d’hébergement hôtelières qui "seront 'activables' en cas de besoin". L’AP-HP évoque enfin la possibilité de travailler dans un site “plus proche de son domicile”. “Les DRH des hôpitaux, en lien avec l’encadrement, recenseront les demandes au cas par cas. Cette option est soumise aux possibilités d’organisation des sites concernés et à l’accord préalable de l’encadrement et de la DRH”, écrit-elle.  Il sera enfin possible d’exercer “ponctuellement” en télétravail pour ceux qui le pourront - notamment au sein des fonctions administratives - et les retards et dépassements de temps de présence des enfants à la crèche “ne seront pas facturés”

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