Image générée par IA

Image générée par IA

"Ce matin, j'ai craqué" : une infirmière rend sa blouse à Agnès Buzyn

20/01/2018 Par Fanny Napolier
Paramédicaux
Image générée par IA

Image générée par IA

"Je rends mon uniforme, dégoutée, attristée." Dans une lettre ouverte partagée plus de 10 000 fois sur les réseaux sociaux, une jeune infirmière lance un cri du cœur à Agnès Buzyn et explique pourquoi elle renonce.

"Ce matin, j'ai craqué", explique Mathilde Basset dans une lettre ouverte publiée le 27 décembre sur son compte Facebook. Dans son message, l'infirmière de 24 ans interpelle Agnès Buzyn et explique les raisons de son désarroi. Diplômée en juillet 2016, elle vient de démissionner de son poste à l'Ehpad de l'hôpital du Cheylard, en Ardèche. "C'est avec dégout et la boule au ventre que je quitte ce radeau de la méduse", écrit la jeune femme. "Ce matin, j'étais donc seule pour 99 résidents, 30 pansements, un œdème aigu du poumon, plusieurs surveillances de chutes récentes et j'en passe. (…) Je ne souhaite à personne d'être brusqué comme on brusque les résidents. Disponible pour personne, dans l'incapacité de créer le moindre relationnel avec les familles et les usagers", déplore l'infirmière. "Je bâcle. Je bâcle et agis comme un robot en omettant volontairement les transmissions de mes collègues que je considère comme les moins prioritaires pour aller à l'essentiel auprès des 99 vies dont j'ai la responsabilité. J'adore le soin, le care, la relation de confiance avec mes patients, mais je ne travaille pas dans un lieu de vie médicalisé. Je suis dans une usine d'abattage qui broie l'humanité des vies qu'elle abrite, en pyjama ou en blouse blanche", poursuit-elle. Dans un article de la presse régionale, Mathilde Basset se souvient d'avoir été maltraitante. "Un jour, j’ai engueulé un monsieur car il n’était pas dans sa chambre au moment de la distribution des médicaments. Il était parti voir son amoureuse. Je me suis rendu compte que je n’avais pas à le gronder. Il est dans un lieu de vie, il a le droit de se mouvoir. Je me suis mise à pleurer. On se déteste à ce moment-là car, ce qu’on a choisi, c’est le soin et la relation humaine." Le message de Mathilde Basset a été partagé plus de 10 000 fois, et suscité plus d'un millier de commentaires. Lire l'intégralité du message sur Facebook

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

PETIT BOBO

PETIT BOBO

Non

Supprimer le remboursement des spécialités à SMR faible est une fausse bonne idée. D'une part parce que le coût pour la sécu est... Lire plus

1 débatteur en ligne1 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

"Le père est une personne à part entière dans la grossesse" : une consultation dédiée encore méconnue par les...
29/07/2026
8
Urgences
Urgences en plein vol ou dans le train : pourquoi des médecins hésitent parfois à répondre à l'appel
13/07/2026
55
Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
26
"Un médecin n'est jamais en retard : l'heure de convocation n'est pas l'heure de début de la consultation"
21/07/2026
0
Internat
"Il y a un suicide tous les 18 jours" : à bout, les internes désertent leurs stages pour défendre leurs droits
28/04/2023
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3