Valletoux

Valletoux défend le bilan du Service d'accès aux soins : "Une dizaine vont se mettre en place cet été"

Invité sur France Inter, samedi 13 juillet, Frédéric Valletoux a défendu le bilan du Service d'accès aux soins (SAS), assurant que le dispositif "fonctionne bien". Interrogé sur les Jeux olympiques, le ministre délégué à la Santé et à la Prévention a également affirmé que le système de santé était prêt.

15/07/2024 Par Chloé Subileau
Valletoux

"Les SAS fonctionnent bien." Invité sur France Inter, samedi 13 juillet, le ministre délégué chargé à la Santé et à la Prévention a défendu le bilan des Services d'accès aux soins (SAS), expérimentés depuis 2021 : "Ils existent [aujourd'hui] dans 87 départements ; une dizaine supplémentaire vont se mettre en place cet été." "[Ces services] permettent, en téléphonant d'orienter mieux [les patients], c'est-à-dire pas toujours vers les hôpitaux, mais aussi vers la médecine de ville", a poursuivi Frédéric Valletoux.

"Aujourd'hui, [ce sont] énormément de rendez-vous qui sont donnés à travers ce SAS, a insisté le ministre délégué, réélu député Horizons dimanche 7 juillet. J'encourage vraiment les personnes, qui ne sont évidemment pas en urgence absolue mais qui se posent des questions […] à passer par le 15, de manière à ce qu'on les oriente au mieux. Ce n'est pas la peine toujours d'aller aux urgences."

Interrogé sur la crainte de tensions aux urgences cet été, Frédéric Valletoux a souhaité se montrer rassurant. "Tous les étés, il y a des tensions puisque les hospitaliers, dans certains territoires, prennent aussi leurs vacances […] Mais néanmoins, on s'assure que les urgences tournent", a-t-il indiqué, avant d'ajouter : "Chaque été, on annonce des tensions. Je remarque que l'été dernier et [celui] d'avant aussi, les choses se sont plutôt bien passées."

 

"Le risque zéro n'existe pas"

Reconnaissant des décès évitables – "Je n'ai pas dit que personne ne mourrait aux urgences" –, certaines mauvaises prises en charge et des temps d'attente parfois trop long, le ministre à insisté sur l'absence de "risque zéro". "On a 21 millions de passages aux urgences [par an, NDLR]. Sur ces 21 millions, le risque zéro n'existe pas."

Enfin, Frédéric Valletoux s'est exprimé sur l'état du service de santé à moins de deux semaines de l'ouverture des Jeux olympiques (JO). "Nous sommes prêts", a lâché le ministre, réélu député Horizons le 7 juillet dernier. "Le dossier JO a été travaillé, comme sur tous ses aspects, sur le plan sanitaire depuis très longtemps. Et effectivement, aujourd'hui on a une organisation bien huilée", a-t-il ajouté.

L'élu a, par ailleurs, balayé les craintes de certains médecins libéraux et associations d'usagers : "Certains ont peur des effets collatéraux de la circulation […] Mais ça ne va pas exister. Il a été prévu que pour tout ce qui est transports sanitaires, pour tout ce qui est accès aux hôpitaux, traitement d'infection long durée, pour les dyalisés aussi, ceux qui suivent des chimio, des traitements au long court… Ils auront leur pass."

"Le seul désagrément sera peut-être un temps de transport un tout petit peu plus que d'habitude, lié à la circulation générale", a-t-il estimé, assurant : "Sincèrement, on travaille sur tous les scénarios, mais je peux vous assurer qu'il n'y aura pas de pépin".

 

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Gloup ! Comment trouver un nouveau moyen pour encombrer et compliquer les prises en charge des patients ? Êtes vous aussi peu sû... Lire plus

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MARIE-CAROLINE RETTORI
916 points
Incontournable
Médecine générale
il y a 2 ans
J’ai 4 à 6 rendez-vous par jours qui ne sont donnés que le jour même par ma secrétaire donc je ne suis pas inscrite au S.A.S. … pourtant le SAMU m’appelle pour m’imposer des patients en plus dans mon planning , je trouve ça infernal de se sentir contraints de voir toujours plus de patients, il y a des maisons médicales de garde ou de soins non programmé et tous les outils num pour que les gens se débrouillent pour consulter et prendre rendez-vous, on assiste en réalité à un phénomène incroyable où le SAMU (normalement numéro de l’urgence) est utilisé pour répondre aux exigences des gens à être vus immédiatement et à l’assistanat complet … c’est infernal et ça ne va pas aider à éduquer les patients . Raz le bol des idées des politiques
 
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