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Evénements thromboemboliques veineux : identification d’une origine génétique associée au risque de récidive

Des chercheurs français ont identifié des facteurs de risque génétiques associés au risque de récidive d’un événement thrombo-embolique.

29/08/2025 Par Dre Marielle Ammouche
Cardiologie
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Des chercheurs français ont identifié des facteurs de risque génétiques associés au risque de récidive d’un événement thrombo-embolique. Ces données sont importantes car environ 50 000 à 100 000 personnes sont touchées chaque année par une phlébite en France, et 40 000 par une embolie pulmonaire. Et le taux de récidives est élevé, de l’ordre de 20 % dans les cinq ans après le premier événement thromboembolique. Les patients sont alors le plus souvent traités par anticoagulant avec son corollaire, le risque hémorragique. Il apparait donc utile de pouvoir affiner la prise en charge et la prévention de ces patients. 

Les auteurs de ces travaux (Inserm, université de Bordeaux, en collaboration avec des équipes nationales et internationales) ont analysé les profils génétiques de 6 355 personnes atteintes de maladie thromboembolique veineuse, dont 1 775 avaient été victimes d’un second événement. 

Cela a conduit à l’identification de 28 marqueurs moléculaires (variations génétiques, expression génique, protéines) associés à un risque accru de récidive. Parmi eux, 22 étaient spécifiques de la récidive, c’est-à-dire, jamais impliqués dans un premier événement. Des différences existaient entre les hommes et les femmes. En outre, les gènes différaient aussi selon le type d’évènement initial (phlébite ou embolie pulmonaire, provoqué ou non).

"Ces résultats marquent une avancée majeure dans la compréhension des mécanismes biologiques impliqués dans la récidive. Ils permettent en outre d’entrevoir une estimation plus fine du risque individuel de récidive, et pourront contribuer, à terme, à une meilleure prise en charge du patient vers un parcours de soin personnalisé", explique David-Alexandre Trégouët, auteur principal de l’étude. 

Références :

D’après Munsch G. et al. Blood (14 août) ; et un communiqué de Cosmo Pharmaceuticals (27 août)  

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