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"Mieux on était classés, plus on était propulsés vers le bas" : recalés de médecine à cause d'un oral, des étudiants se révoltent

42 étudiants en Pass de l’Université de Paris viennent d’entamer une grève de la faim et un sit-in devant le ministère de l’Enseignement supérieur après leur exclusion des études de médecine, alors qu’ils étaient pourtant dans le numerus apertus après le concours écrit de la fin d’année. Ils dénoncent un système de notation obscur des oraux complémentaires servant à départager les candidats et exigent d’être ré-intégrés aux effectifs de deuxième année. Devant faire une croix sur leur rêve à cause de 20 minutes d’épreuve, ils racontent leur colère à Egora.  
 

lls ont 19 ans et l’estomac vide depuis trois jours. A Paris, 42 étudiants de l’Université de Paris ont décidé d’entamer une grève de la faim, en plus de lancer un sit-in devant le ministère de l’Enseignement supérieur. La cause de leur colère ? Tous faisaient partie du quota pour faire médecine lors de leur année de Pass (qui remplace la Paces dans le cadre de la réforme du premier cycle des études de médecine, NDLR), l’an dernier. Mais, à Paris, le processus d’affectation des places ne s’est pas passé comme prévu…  

Le numerus clausus ayant été supprimé au profit d’un numerus apertus, 520 places ont été ouvertes aux 1.800 étudiants de la filière Pass pour intégrer médecine au sein de cette université. A l’issue du traditionnel concours écrit destiné à classer les candidats, seuls 260 “grands admis” ont toutefois pu directement accéder à la deuxième année. Les étudiants restants ont, eux, dû se soumettre à deux oraux de 10 minutes, destinés à les re-départager.  

Grande nouveauté de la réforme, beaucoup se sont inquiétés du programme à réviser. Le premier était un oral de mise en situation, pendant lequel les étudiants devaient répondre à une question ouverte, puis échanger cinq minutes avec le jury. Le second était une analyse d’articles pas forcément en rapport avec la santé, puis un échange de cinq minutes avec le jury. Au mois de juin, les règles de la faculté étaient claires : la note finale du classement des étudiants restants serait composée à 50% des écrits et à 50% des oraux. 

 

Incompréhension du classement final 

Mais, douze jours avant les oraux, les règles ont changé. “C’était avant le début des problèmes pourtant”, ironise Juliette, étudiante en Pass l’an dernier et actuellement en deuxième année de LAS Sciences interdisciplinaire appliquées à la santé. “On a reçu un mail de l’université de Paris nous disant que l'analyse d’article se changeait en analyse de graphique, sans texte. Sans nous laisser le temps de nous organiser pour réviser”, détaille la jeune femme.  

Habitués aux dysfonctionnements de la réforme de la Paces, les étudiants s’adaptent malgré tout et passent leurs oraux. Et quelques semaines plus tard, le 8 juillet, le couperet des résultats tombe. “J’étais 300 ème à l’issue des écrits, j’étais à 40 places du dernier grand admis. Je n’étais donc pas très inquiète, poursuit Juliette. Pourtant, en étant la 40ème meilleure personne à passer l’oral, je me suis retrouvée...

 

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