Le compte n'y est pas pour les médecins spécialistes.

Projet d'accord conventionnel : le compte n'y est toujours pas pour les médecins spécialistes

A quelques jours de l'ultime séance plénière de négociations conventionnelles, les spécialistes de l'union syndicale AvenirSpé-Le Bloc ont fait savoir que la proposition de la Cnam n'était toujours pas à la hauteur de leurs revendications.

14/05/2024 Par Aveline Marques
Assurance maladie / Mutuelles
Le compte n'y est pas pour les médecins spécialistes.

Si la Cnam a obtenu le retour d'AvenirSpé-Le Bloc à la table des négociations, leur signature est encore loin d'être acquise. Dans un communiqué diffusé lundi 13 mai, le premier syndicat de médecins spécialistes déclare que le projet d'accord conventionnel transmis la semaine dernière par la caisse "ne convient pas". "La copie est insuffisante", assène l'union. Trois points continuent de bloquer : la valeur des actes techniques, celle de l'avis ponctuel de consultant (APC) et la rémunération des spécialités cliniques.

Rappelant que les actes de la CCAM n'ont pas été revalorisés depuis 2004, le syndicat ne se satisfait visiblement pas de la promesse d'une enveloppe de 200 millions provisionnée par la Cnam en vue de la finalisation des travaux de refonte de la nomenclature. Il faut dire qu'AvenirSpé-Le Bloc avait, de son côté, réclamé 500 millions d'euros.

Quant à l'APC, que la Cnam propose de porter à 60 euros, le syndicat n'en démord pas : il faut revoir ses contours pour en faire "l'acte de base du médecin spécialiste".

Enfin, les spécialités cliniques restent insuffisamment revalorisées, juge le syndicat. La Cnam a jusqu'ici mis l'accent sur les psychiatres, les pédiatres, les neurologues, les gynécologues médicaux ou encore les gériatres.

En définitive, et malgré une proposition supérieure sur le taux de charge des actes CCAM (+7%, contre 5% initialement), AvenirSpé-Le Bloc "constate toujours un manque d’investissement et d’innovation pour la médecine spécialisée libérale".

Si le syndicat se montre "prêt à poursuivre le dialogue pour parvenir à des solutions justes et durables", il continue d'appeler à arrêter "toute activité en établissement et en cabinet", à partir du 3 juin.

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