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"Je n'ai jamais vu autant de patients graves" : des médecins partis en renfort en Guadeloupe témoignent

Avec un taux d'incidence stratosphérique, atteignant plus de 2.000 cas pour 100.000 habitants mi-août, la Guadeloupe connaît une quatrième vague de Covid particulièrement virulente. Dans les hôpitaux, les services de réanimation sont saturés et les équipes soignantes, désarmées. A l'appel du ministre de la Santé, plusieurs centaines de professionnels de santé de la métropole (médecins, infirmières, étudiants...) ont souhaité leur venir en aide. C'est le cas des Drs Elliott Chaumont et Nicolas Bandaly, arrivés il y a une semaine à Basse-Terre. Ils témoignent de la situation pour Egora.fr.

Pour lui, c'était une "évidence". Agé de 31 ans, le Dr Elliott Chaumont, médecin urgentiste, a grandi en Outre-mer. Il y a fait ses premières années de médecine, en Guadeloupe et en Martinique, où ses parents vivent toujours. Alors lorsqu'il a entendu l'appel du ministre de la Santé, Olivier Véran, pour venir en aide aux soignants des Antilles - en proie à une résurgence de l'épidémie de Covid liée à un variant Delta largement majoritaire, le jeune homme n'a pas hésité à stopper net ses vacances et à partir presque du jour au lendemain. "C'est là que j'ai grandi, donc c'était d'autant plus important pour moi et puis je connais un peu le terrain", explique-t-il.

Comme près de 300 médecins, infirmières, aides-soignantes mais aussi pompiers de la métropole, il s'est envolé vendredi 20 août à bord d'un long courrier direction la Guadeloupe. Arrivé l'après-midi, il y a rejoint les soignants du CH de Basse-Terre, centre administratif et principale ville de l'île. "Ils étaient contents de nous voir arriver, raconte avec émotion le Dr Elliott Chaumont. Le métier d'urgentiste n'est pas de tout repos, mais là, c'est encore pire. On a clairement l'impression qu'ils sont épuisés."

Un soulagement des médecins qu'a également constaté Nicolas Bandaly, interne à l'hôpital de Vierzon (Cher), venu en renfort dans l'unité Covid et le service des soins palliatifs de la clinique du centre médico-social de Basse-Terre. Le jeune homme de 27 ans - dont le père urgentiste a réalisé des missions à Fukushima ou encore après le tsunami de 2004 en Haïti - a lui aussi voulu soutenir le corps médical, frappé de plein fouet par cette 4e vague. "La Réserve sanitaire est venue nous aider à l'hôpital de Vierzon lors de la troisième vague, il était normal de rendre la pareille. J'ai reçu un accueil chaleureux de la part de toute l'équipe."

Nicolas Bandaly. Crédit : DR

 

"Impression de guerre"

Avec un taux d'incidence stratosphérique, qui a atteint plus de 2.000 / 100.000 habitants mi-août, la Guadeloupe est dans une situation "catastophique", et les établissements de santé peinent à tenir le rythme. "On sent que c'est un service qui est prévu pour un flux beaucoup moins important. Et même si on est plus de médecins, on sent que ça bloque un peu au niveau de la structure, constate le Dr Chaumont en direct des urgences du CH de Basse-Terre. "Je n'ai jamais vu...

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